Roland Levy Nitou s’est indigné du fait que Me Massengo Tiassé lui a administré un cours magistral de procédure pénale. Le master class aurait interdit au célèbre militant le droit d’aller dire le Droit en Suisse.
En effet pour l’avocat des Droits de l’Homme on ne rentre pas à la CPI en Suisse à Genève comme dans un moulin. On ne va pas au bord du Lac Leman comme pour une promenade de santé. La Cour Pénal est à l’image d’un temple sacré ; on y va avec la solennité des titres juridiques universitaires.
On aurait dit les Droits de l’homme chasse gardée de Maurice Massengo Tiassé, directeur du journal « Le Forum, la voix des sans voix. », docteur en Droit.
Aussi, que Roland Nytou Lévy, le cou droit (Kingo Nitou) ait pu marcher sur les plates-bandes de Tiassé, c’est ce qui n’a pas été du goût de l’avocat international, offensé par l’usurpation de l’Indigné. D’où la volée de bois vert, sur le mode « on ne doit se mêler de ce qui ne te regarde pas » , robuste riposte qui, désormais, fait les choux gras des réseaux sociaux. A la grande joie du camp de Mpila. « Bango na bango » jubilent les vrais faux amis du PCT.
Le droit-de-l’hommisme est le lieu où se situe la susceptibilité de Maurice Massengo Tiassé, benjamin de Me Martin Mbemba de Klaus Barbie. Tiassé passe pour le pourfendeur de ceux qui au Pool n’éprouvent aucun respect envers les porteurs de diplômes. Ceux-ci écument les réseaux sociaux, cherchent à faire triompher la logique ethnique de la logique scientifique.
Réputé sanglant, le militant Roland Levy Nitou, chasseur hexagonal des détenteurs des biens mal acquis (de la fripouille), a réagi au quart de tour en sortant la plus grosse artillerie adulée des Congolais : l’attaque ad personam. Le président des Indignés du 242 alias « Grand-Père » ayant dans son parcours connu des vertes et des pas mûres, n’a pas supporté qu’on infantilise sa démarche en Grande ou Petite Suisse (métaphore du développement chère à Lissouba)
Soupçonné trainer des casseroles, le célèbre homme de Loi qui, on s’en souvient traita précisément Pascal Lissouba de fou dans Le Forum, voix des sans voix, était mal placé selon le leader des Combattants du 242 pour s’ériger en gardien du temple du système juridique international. Surtout pas lui, accusé de connivence avec les criminels d’Oyo, d’intelligence avec la dictature de Mpila, de ventre mou de la résistance Lari, complice des bouchers du Beach.
Mpissa, pis aller
Oser faire la morale à lui, Kingo Nitou, le Combattant le plus actif de la diaspora, c’est ce qui a rendu fou de rage le porte-étendard lévitique de l’Opposition anti-Sassou.
Avec une promptitude aigue, L’Indigné le plus radical des Combattants a, en guise riposte, exhumé le dossier de Mpissa où Me Massengo Tiassé était supposé avoir semé la terreur dans les Quartiers Sud après qu’il s’en soit pris aux Ninjas de Bernard Kolélas non sans, au passage, zigouiller des fidèles matsouanistes réfugiés dans la sacralité du Temple au bord du fleuve Congo.
Lorsqu’ils surgirent, « Les Cobras ne firent pas de quartier » témoigne un rescapé (aujourd’hui décédé)
Lieux du crime
Les faits se seraient déroulés pendant la guerre civile de 1997, agression asymétrique opposant les milices Cobras de Sassou Nguesso à des civils désarmés d’ethnie Kongo-Lari. Vaste scène de massacre.
Où étiez-vous à l’heure du crime ?
« A l’heure du crime, j’étais sur les lieux du crime » supputé Me Massengo Tiassé. Cet argument à charge est celui dont se servent précisément ses adversaires du Pool. L’avocat a beau nuancer que c’était effectivement pour arrêter les crimes, ça ne semble pas le disculper aux yeux de ses accusateurs.
Un témoin, Moboukou Louamba, se souvient pourtant d’un bras de fer entre le général Adoua (+) et l’avocat Tiassé à Simou-Djoué. Sous les injonctions de Tiassé, Adoua et son écurie rebroussèrent chemin alors qu’ils avaient l’intention d’aller faire du grabuge à Nganga-Lingolo (tuer du Lari).
La part des choses
Combien de fidèles corbeaux l’honorable Massengo Tiassé aurait, de ses mains ou sous ses ordres, expédiés dans l’au-delà ? De ça, personne n’avance de chiffres palpables.
Qui aurait vu de ses yeux, le député Maurice Massengo Tiassé, équipé d’une arme à feu, zigouillant des civils dans les quartiers sud Bacongo/Makélékélé ? Personne en dehors des rumeurs colportées, des « ont dit ». Non-dit ? Dit-on ?
Quels sont les témoins de ses exactions ? Aucun. Sauf un matsouaniste, Tata Diawa, aujourd’hui décédé, qui étale son récit sur ses coreligionnaires, pris dans un étau, tués à bout portant par des Cobras. Diawa, ne dut son salut qu’à la fuite.
Tiassé était-il armé ? « Non. Mais on le voyait parlementer avec des Cobras, donc il était complice » dénoncent la main sur le cœur ses accusateurs.
Au procès de la conscience, en son âme et conscience, on parlerait de non-lieu.
Grand Séminaire
En revanche, au Séminaire de Kisoundi où avaient trouvé refuge des rescapés des zones sud, des témoins ont vu Massengo-Tiassé rassurer tout le monde. Assistance à personne en danger.
Armé de caméra, l’avocat s’était employé de filmer les exactions des Cobras, leur Shoa : dépouilles jonchant les rues, chiens perdus sans collier dévorant des cadavres, maisons brûlées. Waterloo à Nganga Lingolo, Oradour sur Glane à Matour, Guernica à Moukoundi-Ngouaka, chagrin au bord du ravin de Mpissa…
Correspondant de guerre ?
Au total la désolation à Total. « J’ai filmé pour la mémoire, pour la postérité » dira pour sa défense Me Tiassé, idéal bouc-émissaire des Indignés.
En dépit du corpus qu’il dispatche épisodiquement sur les réseaux (Radio Forum Liberté), rien ne semble le dédouaner. Ce ne sont pas les faits qui sont têtues mais les idées. L’affaire lui colle au doigt comme le sparadrap du capitaine Haddock.
Bernard l’ermite
Si Bernard Kolélas n’avait pas retourné la veste après avoir signé avec Sassou, nombre de ses partisans ne se seraient pas éparpillés de part et d’autre entre Lissoubistes et Sassouistes.
Face aux incohérences du Président du MCDDI, Me Massengo Yiassé bascula du côté de Sassou à Oyo peu avant la guerre du 5 juin 1997. D’avoir traité Lissouba de psychopathe, l’avocat des Droits de l’Homme fut l’objet d’une haine viscérale du professeur en sciences et technologie. Massengo (l’inconscient) ne dût son salut qu’en passant chez l’ennemi à Edou-Penda où Sassou l’affubla de la veste de conseiller juridique. Un tantinet prophète, Tiassé publia chez l’imprimeur le calendrier de l’année 1997 en hommahe au Cardinal Emile Biayenda. La date du 5 Juin ne parut jamais à l’impression. C’était mystiquement celle de la guerre dite du 5 juin. Tiassé a intérêt de beaucoup prier Emile Biayenda. Lui au moins sait s’il a enfreint le sixième commandement « Tu ne tueras pont. »
Puis vint la guerre
Arrière petit-fils matsouaniste, notre défenseur des Droits de l’Homme a une fibre pour le Pool et les quartiers sud où il avait sa résidence. Dans les représentations, Maurice Massengo Tiassé n’a jamais douté qu’il ressemble comme deux gouttes d’eau à André Grenard Matsoua. Tiassé sosie de l’insoumission ?
Décidé à en découdre avec Bacongo-Makélékélé, Sassou cerna le Sud de Brazzaville. Tiassé infiltra la subconscient de Sassou, s’employa de stopper le bras armé des miliciens Cobras résolus d’effectuer un nettoyage ethnique selon le plan Mouébara.
Juste parmi les Laris
L’affaire Maurice Massengo Tiassé n’est pas sans rappeler le film de Steven Spielberg La liste de Schindler (1993) où un nazi sauve des milliers de Juifs pendant la guerre.
A la fin, Oskar Schindler fut déclaré Juste parmi les Nations par la communauté Juive.
Maurice Massengo Tiassé traître ou Schindler congolais ?
Thierry Oko