
Le samedi 25 avril 2026, une cérémonie a été organisée, sans faste ni apparat, à la Direction générale de la Police nationale pour marquer le départ définitif des derniers policiers kényans ayant servi au sein de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MSS) en Haïti. Cette mission avait pour objectif déclaré de rétablir l’ordre et d’endiguer la violence des gangs dans le pays.
Faut-il signaler qu’un premier contingent était déjà retourné au bercail au mois de décembre 2025 et un second au mois de mars dernier. En effet, de nombreux ministres et dignitaires du gouvernement de facto d’Alix Didier Fils-Aimé, ainsi que de hauts responsables de la Police et des Forces armées d’Haïti, étaient présents à cette cérémonie.
Deux hautes personnalités kényanes étaient également présentes : le Secrétaire du Cabinet chargé de l’Intérieur, Kipchumba Murkomen, l’Inspecteur général de la Police, Douglas Kanja, et Noor Gabow, le Consul général du Kenya en Haïti pour superviser le retrait définitif de leurs troupes.

Au cours de la cérémonie, l’Inspecteur général adjoint à la tête de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité en Haïti, Godfrey Otunge a pris la parole. Signalons que la force multinationale comprenait plus de 800 officiers kényans, ainsi que des contingents provenant de plusieurs autres pays, notamment la Jamaïque, les Bahamas, le Guyana, la Barbade, Antigua-et-Barbuda, le Bangladesh, le Bénin, le Tchad et le Salvador.
Cette mission a été — et est déjà — remplacée — bien que la MSS n’existe plus en tant que telle — par la Force de répression des gangs (FRG), ou, en anglais, la « Gang Suppression Force » (GSF), une unité nouvellement soutenue par les Nations unies. Environ 400 personnels tchadiens sont déjà arrivés, et des contributions supplémentaires sont attendues de pays tels que le Bangladesh et le Sri Lanka. La force devrait atteindre un effectif de 5 500 membres et devenir pleinement opérationnelle d’ici octobre 2026.
Les kenyans ont décollé le lundi 27 avril 2026 à 18 h 30 (heure d’Haïti) de l’aéroport international Toussaint-Louverture, à bord d’un vol spécial de la compagnie aérienne nationale Kenya Airways, à destination de leur pays. L’avion a atterri à l’aéroport international Jomo-Kenyatta à 18 h 28, le mardi 28 avril 2026, ramenant au pays les officiers restants après un séjour de près de deux ans en Haïti.
Les États-Unis et les Nations unies se sont engagés à envoyer des missions prétendument destinées à stabiliser Haïti, mais qui n’ont fait que la déstabiliser davantage. Un jour, le peuple haïtien — sur la trace des colonnes de Cacos qui ont combattu la première occupation américaine du pays — jettera aux ordures tous les responsables, qu’ils soient étrangers ou haïtiens, afin de reprendre son pays en main. Seul le peuple est capable de résoudre les problèmes du pays ; ce ne sont ni les pillards impérialistes, ni les nations complaisantes telles que le Kenya, le Tchad, le Salvador et consorts.