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Coup de projecteur inattendu sur l’un des produits les plus consommés dans les foyers français. Selon une étude publiée fin août par 60 Millions de consommateurs, huit paquets de pâtes sur dix vendus en grande surface contiennent des traces de cadmium, un métal lourd classé cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction. Barilla, Lustucru, Panzani ou encore Rummo figurent parmi les marques concernées par ce constat, qui relance le débat sur la qualité des céréales cultivées en France et sur les seuils réglementaires européens.
Une étude qui passe 36 références au crible
Le magazine, adossé à l’Institut national de la consommation, a fait analyser 36 références de penne rigate et de spaghetti parmi les plus achetées dans l’Hexagone : produits classiques, complets, bio, enrichis en protéines ou sans gluten. Résultat, 29 paquets sur 36 affichent une teneur en cadmium supérieure à celle relevée l’an dernier dans les flocons d’avoine, une autre denrée déjà pointée du doigt pour ce type de contamination. Le point commun de ces pâtes les plus chargées : elles mettent en avant sur leur emballage l’origine française du blé dur utilisé, comme c’est le cas pour Lustucru, Panzani ou Alpina Savoie.
Le cadmium est un métal lourd naturellement présent dans certains sols agricoles, en particulier lorsqu’ils ont reçu des engrais phosphatés au fil des décennies. La plante l’absorbe par les racines et le concentre dans le grain, avant qu’il ne se retrouve, une fois la farine transformée, dans l’assiette du consommateur. Contrairement à un rappel produit classique, il ne s’agit pas ici d’une contamination accidentelle mais d’un phénomène chronique, lié à la nature même des terres cultivées.
Un seuil réglementaire respecté, mais une vigilance recommandée
Point important souligné par les auteurs de l’étude : aucun des 36 paquets testés ne dépasse la limite fixée par la réglementation européenne, établie à 0,18 mg par kilogramme pour le blé dur. Les pâtes les plus « propres » de l’étude, comme les penne complètes sans gluten de la marque Delverde, affichent une teneur de seulement 0,009 mg/kg, tandis que d’autres références atteignent 0,066 mg/kg, sans pour autant franchir le plafond autorisé.
Ce sont donc moins les teneurs individuelles que la fréquence de consommation qui inquiète les experts en toxicologie alimentaire. Les pâtes figurant parmi les féculents les plus consommés en France, plusieurs fois par semaine dans de nombreux foyers, une exposition répétée au cadmium, même à faible dose, peut à terme représenter un facteur de risque supplémentaire, notamment pour les fonctions rénales et osseuses sur le long terme.
Comment limiter son exposition au quotidien
Sans qu’il soit question de bannir les pâtes de son alimentation, plusieurs pistes concrètes permettent de réduire l’exposition :
- Varier les céréales et les féculents (riz, légumineuses, semoule) plutôt que de consommer des pâtes quotidiennement ;
- Privilégier une alimentation diversifiée, dans la lignée des recommandations du Nutri-Score, dont la réforme récente du mode de calcul vise justement à mieux orienter les choix des consommateurs ;
- Se référer aux résultats détaillés par référence, certaines marques et certains formats affichant des teneurs nettement plus faibles que d’autres.
Cette étude s’inscrit dans un climat déjà tendu pour le secteur agroalimentaire français, marqué ces dernières semaines par une inflation persistante sur les produits alimentaires de base, qui pousse une partie des ménages à revoir leurs habitudes d’achat sans toujours pouvoir se permettre d’arbitrer vers des références plus onéreuses ou plus qualitatives.
Au-delà du cas des pâtes, cette publication remet aussi en lumière l’importance d’une information fiable sur la composition des produits du quotidien. Sur ce terrain, des ressources comme les magazines et guides consacrés à la santé au quotidien permettent aux consommateurs de mieux décrypter les études scientifiques et de faire des choix éclairés, sans céder à l’alarmisme.
Questions fréquentes
Faut-il arrêter de manger des pâtes après cette étude ?
Non. Aucun des produits testés ne dépasse le seuil réglementaire européen. Les autorités sanitaires recommandent surtout de varier les sources de féculents plutôt que d’exclure totalement les pâtes de son alimentation.
Le cadmium est-il présent uniquement dans les pâtes ?
Non, ce métal lourd se retrouve dans de nombreux végétaux cultivés sur des sols riches en cadmium, notamment les céréales, les légumineuses, les pommes de terre ou encore le cacao. Les pâtes ne constituent qu’un exemple parmi d’autres denrées régulièrement surveillées.
Comment savoir si une marque de pâtes est plus ou moins concernée ?
L’étude de 60 Millions de consommateurs détaille les teneurs mesurées référence par référence. À défaut d’un accès direct à ces données, diversifier les marques et les types de féculents consommés reste le réflexe le plus simple à appliquer au quotidien.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale