CONAKRY- Dans le cadre de sa stratégie de réforme agricole, la Guinée veut se doter de deux politiques majeures : la Politique Foncière Nationale (PFN) et la Politique Foncière Agricole (PFA). Ce lundi, 11 mai 2026, le premier ministre Amadou Oury Bah, a lancé l’atelier national de validation des avant-projets de ces deux instruments , en présence plusieurs membres de son gouvernement et plusieurs acteurs du monde agricole.
C’est un atelier qui a pour objectif principal de présenter les avant-projets de la Politique Foncière Nationale et de la Politique Foncière Agricole et de recueillir les observations des différentes parties prenantes. Il est initié conjointement par les ministères de l’agriculture et celui de l’Urbanisme, de l’habitat et de l’aménagement du territoire.
Une agriculture modèle et compétitive

Selon la ministre Aminata Kaba, une agriculture moderne et compétitive « ne peut être développée sans une politique foncière claire, inclusive et sécurisée, capable de préserver durablement les terres agricoles et de faciliter l’accès des producteurs au financement.«
La cheffe du département de l’agriculture, a aussi rappelé le caractère essentiel du foncier pour garantir la sécurité alimentaire, protéger les producteurs agricoles et réussir la vision Simandou 2040.
A son tour, le ministre de l’urbanisme de l’habitat et de l’aménagement du territoire, a évoqué l’importance stratégique du foncier dans le développement économique. Mohamed Lamine Sy Savané a notamment cité la stabilité sociale et la souveraineté nationale. « La question foncière s’impose aujourd’hui comme un enjeu majeur de gouvernance publique, de compétitivité économique et de cohésion sociale« , a -t-il soutenu.
Créer un environnement favorable aux investisseurs
« La validation de la Politique Foncière Nationale et de la Politique Foncière Agricole permettra de créer un environnement favorable aux investissements, à la modernisation du secteur agricole et à la sécurisation des propriétés foncières« , a déclaré le chef du gouvernement guinéen.
Selon Amadou Oury Bah, cette réforme portée conjointement par le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, « ambitionne de renforcer la sécurité des droits fonciers, réduire les conflits liés aux terres et instaurer une gouvernance foncière moderne, transparente et adaptée aux réalités du pays. »
Il a enfin salué le travail accompli depuis le lancement des concertations en 2022.
Dansa Camara DC
Pour africaguinee.com
Créé le 12 mai 2026 17:18