Une coalition de onze pays, allant du Moyen-Orient à l’Asie en passant par l’Afrique, a exprimé une condamnation ferme et coordonnée de l’initiative d’Israël visant à établir une représentation diplomatique auprès du « Somaliland». Dans une déclaration conjointe, les ministres des Affaires étrangères de ces États ont dénoncé une atteinte directe à la souveraineté de la Somalie, ravivant les tensions dans une région déjà marquée par des fragilités sécuritaires.
Les chefs de la diplomatie du Arabie saoudite, de l’Égypte, de Djibouti, de la Somalie, du Soudan, de la Libye, du Bangladesh, de l’Algérie, de l’Palestine, de la Turquie et de l’Indonésie ont unanimement rejeté ce qu’ils qualifient de reconnaissance implicite d’une entité qu’ils considèrent comme non conforme au droit international.
Au cœur des critiques figure l’annonce faite le 26 décembre 2025 par Israël de la nomination d’un envoyé diplomatique auprès du « Somaliland », suivie d’une visite officielle dans cette région le 6 janvier 2026. Pour les signataires, cette démarche constitue une « violation flagrante » de l’unité et de l’intégrité territoriale de la Somalie, en contradiction avec les principes consacrés par la Charte des Nations Unies.Au-delà de la dimension juridique, les ministres alertent sur les conséquences géopolitiques potentielles d’une telle décision. Ils estiment qu’elle pourrait fragiliser davantage la stabilité de la Corne de l’Afrique, une zone stratégique à la jonction de la mer Rouge et de l’océan Indien, et compromettre les efforts régionaux en matière de sécurité.
Cette prise de position collective traduit une volonté claire de défendre l’ordre international fondé sur le respect des frontières reconnues et de prévenir toute escalade susceptible de déstabiliser une région déjà confrontée à de multiples défis. En réaffirmant leur soutien à l’unité de la Somalie, ces pays entendent également adresser un message politique fort contre toute initiative unilatérale remettant en cause la souveraineté des États.