CONAKRY – Deux marchands de bétail guinéens, Mamadou Nadika Bah et Ousmane Baldé, arrivés à Bamako pour s’approvisionner en moutons en prélude à la Tabaski, restent introuvables depuis l’attaque rebelle du 25 avril ayant fait de nombreuses victimes au Mali. Alors que l’inquiétude grandit chez leurs proches, le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger a apporté des précisions sur leur situation.
Ces deux ressortissants guinéens, originaires de la sous-préfecture de Koyin, dans la préfecture de Tougué, auraient été interpellés à l’entrée de la ville-garnison de Kati, dans le sillage des événements survenus le 25 avril. Si leur destination finale demeure inconnue pour l’instant, le ministère assure que des démarches sont en cours afin de faciliter leur identification et leur libération en vue de leur retour en Guinée.
« Ce sont des compatriotes qui se sont retrouvés au mauvais moment et au mauvais endroit. Ils ont été arrêtés parce qu’ils étaient au mauvais endroit, au mauvais moment. Sinon, ils se rendaient dans une localité pour l’achat de bétail », a expliqué Mamadou Saitiou Barry, directeur général des Guinéens établis à l’étranger.

Le responsable précise ne pas connaître la destination exacte des deux commerçants, mais indique qu’ils auraient été arrêtés par des soldats maliens avant d’être conduits dans un camp militaire non identifié, pour des fins de contrôle.
Selon ce cadre du département dirigé par Morissanda Kouyaté, toutes les dispositions nécessaires ont été prises afin d’obtenir la libération des deux Guinéens.
« Ce qui est important, c’est que le ministère a été saisi par la famille. À son tour, le ministère qui considère cette situation comme une priorité a aussitôt saisie notre ambassade au Mali par courrier. Celle-ci est en train de servir d’interface auprès des autorités maliennes pour solliciter leur libération », a ajouté M. Barry.
Le ministère souligne toutefois que le contexte sécuritaire actuel au Mali exige de la patience. « Comme vous le savez, nous sommes dans une phase difficile. Quand il y a des cas comme celui-ci, il faut d’abord procéder à toutes les vérifications avant toute décision », a indiqué le directeur général des Guinéens établis à l’étranger.
Selon lui, il ne s’agirait donc pas d’un kidnapping, mais plutôt d’une interpellation liée au contexte sécuritaire. « Ce sont des personnes arrêtées dans une zone jugée sensible. Elles ont été conduites dans un camp et, de notre côté, les autorités guinéennes ont déjà pris des dispositions en mettant en branle notre mission diplomatique afin de faciliter leur libération », a-t-il insisté.
Le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger réaffirme ainsi sa détermination à suivre ce dossier jusqu’au retour des deux compatriotes en Guinée.
Siddy Koundara Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 7 mai 2026 21:38