
Les États-Unis et les Nations unies continuent de faire d’Haïti un désastre, un pays où nous n’avons plus notre mot à dire. Ce sont eux qui décident à notre place, tout comme à l’époque coloniale. C’est ainsi que les États-Unis ont amené les Nations unies à dépêcher un nouveau commandant pour diriger la FRG, la Force de répression des gangs. Il s’agit du général de division Erdenebat Batsuuri, un officier mongol comptant plus de 30 ans d’expérience dans le maintien de la paix.
Le général de division Erdenebat Batsuuri, nouveau chef de la Force de répression des gangs (GSF), est arrivé à Port-au-Prince jeudi dernier, le 14 mai 2026, pour diriger cette mission soutenue par les Nations unies. Il remplace officiellement le commandant kényan Godfrey Otunge, qui dirigeait la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS). La force devrait atteindre un effectif de 5 500 hommes, bien que seulement environ 800 soldats — provenant de pays tels que le Tchad, le Guatemala et le Salvador — aient été déployés jusqu’à présent.

Dans un communiqué de presse annonçant l’arrivée de Batsuuri, la GSF a qualifié ce déploiement d’« étape essentielle » pour renforcer la présence opérationnelle de la mission en Haïti. L’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince a également salué cette transition, affirmant que Washington continuerait de collaborer avec les autorités haïtiennes et les partenaires internationaux pour soutenir les efforts en faveur de la sécurité et de la stabilité.
Selon la GSF, Batsuuri est un officier militaire mongol possédant plus de trois décennies d’expérience dans le commandement et les opérations de maintien de la paix des Nations unies. Il devrait superviser une force qui devrait atteindre 5 500 hommes d’ici octobre 2026.

Contrairement à la mission MSS, dont le rôle consistait principalement à protéger les infrastructures critiques et à soutenir les opérations de police haïtiennes, la GSF est autorisée à mener des opérations de manière autonome, si nécessaire, aux côtés de la Police nationale d’Haïti et des Forces armées d’Haïti.
Rappelons qu’il existe déjà deux autorités majeures en Haïti : le représentant spécial Jack Christofides et la Sous-Secrétaire générale du Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti (BANUH), Daniela Kroslak.
Quant à ce que font les États-Unis et les Nations unies ici en Haïti, c’est une situation qui perdurera *in vitam æternam*. C’est un mal permanent qui empêche véritablement de remettre le pays sur la bonne voie. Ce sont les mêmes personnes qui envoient ces missions qui sont celles qui déstabilisent le pays. La mission qui s’en va, tout comme celle qui arrive, s’inscrit dans le cadre d’une vaste conspiration visant à réduire Haïti à sa plus simple expression, afin de nous priver de nos droits. Au regard du processus amorcé avec la MINUSTAH, le peuple haïtien doit impérativement s’organiser pour ne pas faire le jeu de ces acteurs extérieurs qui servent désormais de paravent à l’impérialisme américain. La seule solution pour instaurer la paix dans le pays et mettre un terme à l’insécurité réside dans le démantèlement du système de domination qui pèse sur Haïti.
À défaut d’agir ainsi, nous ne ferons que continuer à subir l’envoi de missions, reproduisant ainsi le scénario de l’époque.