Après l’inauguration du nouvel hôpital de Tivaouane par l’Etat du Sénégal, le collectif d’avocats de la Sci Pharaon réagit. Dénonçant une politique du «double standard», la défense de Madiambal Diagne rappelle que les négociations soient menées par le gouvernement avec le constructeur français Ellipse Projects alors que leur client et sa famille restent poursuivis au niveau du Pool judiciaire financier. Après cet acte validé hier, ils exigent un non-lieu immédiat pour leur client et sa famille.
Alors que l’Etat du Sénégal a procédé hier à l’inauguration du nouvel hôpital de Tivaouane, construit par le groupe français Ellipse Projects, la défense de Madiambal Diagne monte au créneau. Dans un communiqué officiel rendu public ce dimanche, le collectif d’avocats de la Sci Pharaon fustige l’attitude du gouvernement qui poursuit les négociations avec l’entreprise étrangère tout en maintenant les poursuites judiciaires contre leur client et sa famille.
A la veille de la mise en service officielle de l’hôpital de Tivaouane par les autorités sénégalaises, la défense du journaliste et homme d’affaires Madiambal Diagne tape du poing sur la table. Dans un communiqué daté du 9 août 2026 et signé par Me El Hadji Amadou Sall pour le collectif des avocats de la Sci Pharaon, les conseils du prévenu mettent en lumière ce qu’ils qualifient d’«incohérence judiciaire et politique».
Selon le communiqué, la Sci Pharaon (propriété de Madiambal Diagne) figurait simplement parmi les dizaines de sous-traitants ayant signé des contrats de prestation avec Ellipse Projects, l’entreprise française chargée par l’Etat de réaliser cet hôpital et d’autres infrastructures publiques. Les avocats rappellent que ni leur client ni sa société n’ont jamais signé le moindre contrat direct avec l’Etat du Sénégal, le seul partenaire officiel étant Ellipse Projects.
Ce qui indigne la défense, c’est le contraste entre le traitement réservé au groupe français et celui subi par l’homme d’affaires sénégalais. Les avocats soulignent que malgré la plainte déposée par l’Etat contre Ellipse Projects pour de prétendues malversations financières, aucun dirigeant de l’entreprise étrangère n’a été convoqué par la Justice. Pire encore, les contrats n’ont jamais été dénoncés, les travaux de Tivaouane ont été menés à leur terme et des négociations seraient même en cours pour que la société poursuive d’autres chantiers d’infrastructures pour le ministère de la Justice. «Il n’est pas possible de porter plainte contre les dirigeants d’une entreprise pour malversations financières, se garder de dénoncer le contrat et, pire, négocier avec eux en les suppliant de poursuivre la relation contractuelle», dénonce le collectif d’avocats.
Une demande explicite de non-lieu
Pendant que l’Etat trouve des «terrains d’entente» avec la firme française, Madiambal Diagne, son épouse, deux de ses enfants et plusieurs de ses proches font l’objet de procédures judiciaires et d’incarcérations. Une situation que le collectif qualifie désormais d’«inadmissible règlement de comptes».
Face à l’inauguration de cette infrastructure et au maintien du partenariat entre l’Etat et Ellipse Projects, les conseils de la Sci Pharaon estiment que les accusations portées contre leur client s’effondrent d’elles-mêmes. Ils demandent ainsi formellement à la Justice de tirer les conséquences de cette situation en prononçant un non-lieu général en faveur de Madiambal Diagne, de ses proches et de ses sociétés.