Melissa Essomba, candidate à l’examen baccalauréat de l’enseignement secondaire général a trouvé la mort dans une formation sanitaire publique mardi dernier. L’opinion s’indigne pour dénoncer le défaut d’humanisme ayant conduit au drame et appelle à des sanctions.
L’onde de choc traverse l’opinion. Melissa Essomba, une candidate au baccalauréat a perdu la vie le 26 mai 2026 dans des conditions incitant à la colère. Victime d’un malaise au centre d’examen du lycée de Nkolndongo, ses camarades ont trouvé un moyen de transport pour la conduire d’urgence dans une formation sanitaire. La jeune femme enceinte est transportée à l’hôpital de district de Nkolndongo pour la prise en charge.
Parvenue aux urgences, il lui est demandé de verser une caution de 8000 francs. Elle ne dispose que de 2000 francs. Elle propose son téléphone portable comme gage. Mais le personnel de garde ne l’admet pas. Elle s’en va à la maison pour trouver 6000 francs et compléter la caution. De retour à l’hôpital et enfin admise, la jeune dame est dans un état encore plus préoccupant, informe camer.be. Elle va rendre l’âme au moment où l’hôpital engage les opérations de prise en charge. Une vie brisée, une potentielle autre empêchée d’éclore en violation des directives en matière de prise en charge d’urgence dans les hôpitaux publics. D’où l’indignation de l’opinion.
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Certains ne comprennent pas comment dans un hôpital une femme enceinte, de surcroit une élève qui s’est évanouie est ‘’négligée et abandonnée à son sort pour une somme de 8 000 francs’’. Ils estiment que le personnel a fait preuve de ‘’manque d’humanisme’’ alors que leur formation initiale les prédispose à ‘’sauver des vies’’.
D’autres, mettant la répression en avant, pensent que le personnel de l’hôpital a manifesté un ‘’refus de porter assistance à personne en danger’’, s’exposant aux sanctions prévues par l’article 283 du Code pénal applicable au Cameroun. Lequel réprime l’infraction ‘’omission de porter secours’’. Ils appellent à des sanctions à l’encontre des personnels de garde et de la formation sanitaire, car le droit de vie est garanti par la Constitution. Ils interpellent ainsi les autorités à l’effet d’ouvrir une enquête administrative et judiciaire pour établir les responsabilités.