Le khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso est au début de son dernier mandat présidentiel conformément à la Constitution de 2015. On n’est jamais bien servi que par soi-même. Le député de Kindamba dans la région du Pool pense déjà au coup d’après. Pour assurer ses arrières et une éternité au pouvoir du natif d’Edou-Penda, Denis Sassou Nguesso, le changement, la révision ou la modification de ladite Constitution est dans toutes les têtes. Le change avait été donné par Placide Moudoudou et Par Dominique Basseyla bien avant le Professeur de Droit administratif. Il a été saisi au bond par l’ineffable Président de l’Assemblée Nationale du Congo-Brazzaville, Isidore Mvouba en de termes on ne peut plus provocants et provocateurs. A la quête du mot qui fait mouche, Isidore Mvouba, à la tête du perchoir, tribun hors pair, a jeté un pavé dans la mare en convoquant des expressions qui tranchent avec la situation économique, sociale et financière du petit pays pétrolier, forestier et minier d’Afrique centrale, membre de la CEMAC, le Congo-Brazzaville.
« Je dis et répète, Denis Sassou N’Guesso est l’homme de la situation, l’homme d’aujourd’hui, de demain, et d’après-demain, au-delà de 2031. Cet objectif demande que nous mettions en œuvre les réformes constitutionnelles qui l’exigent. Nécessité fait loi, comme a dit Démocrite », a-t-il conclu (Les dépêches de Brazzaville ADIAC.com, 17 octobre 2026).
Moins ça marche, plus ils s’accrochent
Les indicateurs macro-économiques ont viré au rouge. Les eurobonds ont ouvert la boîte de Pandore. La mobilisation des ressources publiques tourne au casse-tête en raison des prêts gagés et de l’impunité vis à vis de la corruption et des malversations financières. Les populations du Congo-Brazzaville confrontées à la pénurie d’eau, d’électricité, de carburants, vivant dans un environnement insalubre, soumises à l’inanition, au manque de soins de qualité, aux arriérés de salaires, de bourses, pensions de retraites attendent les réponses de l’exécutif dirigé par le triumvirat Denis Sassou Nguesso-Anatole Collinet Makosso-Christian Yoka. Isidore Mvouba, au teint jaune papaye, sert aux Congolais un plat indigeste : le changement de la Constitution de 2015 qui a valu à Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, l’incarcération à la maison d’arrêt de Brazzaville.
Benjamin BILOMBOT BITADYS