«Je savais que cette Dpg ne serait pas facile devant 130 députés de Pastef», a d’emblée reconnu le Premier ministre lors de sa réponse aux parlementaires, ce mardi. Face aux critiques, le chef du gouvernement a tenu à recadrer les débats et à couper court aux spéculations.
Affichant sa maîtrise des dossiers, notamment sur l’Agenda Sénégal 2050 et la gestion de la dette, M. Lô s’est dit prêt à répondre à toutes les sollicitations techniques. Il a vivement déploré le niveau des échanges dans l’Hémicycle : «Ce à quoi j’assiste ici ne correspond pas aux attentes des Sénégalais. Nous avons tendance à trop personnaliser le débat.» Pour le Premier ministre, le redressement du pays exige de cibler les vrais problèmes plutôt que de s’adonner à des joutes verbales.
Interpellé sur le bilan de l’Exécutif, Al Aminou Lô a également mis les députés de la majorité face à leurs contradictions. «Vouloir faire croire que le gouvernement est comptable des 24 mois passés pour en exclure le Président Bassirou Diomaye Faye est une contradiction», a-t-il rappelé. Et d’insister sur la cohésion au sommet de l’Etat : si le Premier ministre coordonne l’action gouvernementale, c’est bien le chef de l’Etat qui définit la politique de la Nation dans un travail d’équipe assumé.