Battu par la Norvège (2-3) au Metlife Stadium de New Jersey, le Sénégal concède sa deuxième défaite consécutive dans ce Mondial 2026. Une première historique et inquiétante pour les Lions de la Teranga. Dos au mur, le sélectionneur national, Pape Thiaw, refuse pourtant de baisser les bras et veut croire à un miracle face à l’Irak.
L’atmosphère est lourde autour de la Tanière. Dans la nuit du lundi au mardi, le Sénégal a grillé son second joker en s’inclinant face à la Norvège au terme d’un match à rebondissements (2-3). Après un premier revers initial face à la France (1-3), cette deuxième défaite consécutive complique sérieusement l’avenir des Lions dans la compétition. C’est d’ailleurs une triste première : jamais le Sénégal n’avait entamé une phase finale de Coupe du monde par un tel zéro pointé.
Pourtant, face aux critiques naissantes et à l’immense déception des supporters, Pape Thiaw a choisi de faire front en conférence de presse. «Il est trop tôt pour parler d’échec. Dans une compétition comme celle-ci, l’objectif reste de se qualifier pour le tour suivant. Aujourd’hui, nous ne sommes pas éliminés. Certes, notre situation est compliquée, mais nous avons encore une chance.»
Une défense en surchauffe face aux cadors
Pour espérer voir les 16es de finale, le technicien sénégalais sait pertinemment où le bât blesse. Avec six buts encaissés en seulement deux sorties, l’arrière-garde des Lions s’est montrée bien trop perméable pour le très haut niveau. Une friabilité punie immédiatement par le réalisme scandinave, incarné par un certain Erling Haaland. «Il ne faut pas oublier non plus que nous disputons une Coupe du monde, la plus grande des compétitions», a rappelé le sélectionneur. «A ce niveau, les meilleurs attaquants du monde n’ont besoin que de très peu d’occasions pour faire la différence. Nous l’avons encore vu aujourd’hui (nuit du lundi au mardi) avec Haaland. Nous devons corriger cela si nous voulons être compétitifs.»
Au-delà des largesses défensives, Thiaw appelle également ses joueurs à un sursaut d’orgueil de l’autre côté du terrain, réclamant d’être «beaucoup plus efficaces dans la surface adverse» pour concrétiser leurs temps forts.
Le miracle de Toronto en ligne de mire
L’équation est désormais simple -mais terriblement ardue- pour le Sénégal. Tout se jouera ce vendredi à Toronto, au Canada, face à l’Irak. Pour espérer accrocher une place de meilleur troisième, les Lions n’ont plus le choix : il faut gagner, et gagner largement. «Le plus important est désormais de remporter notre dernier match et, si possible, de marquer plusieurs buts afin d’améliorer notre différence de buts», projette déjà Pape Thiaw, qui garde l’espoir de voir son équipe se métamorphoser en cas de qualification héroïque. «Ensuite, nous verrons ce qui se passera. Si nous parvenons à passer, ce sera une autre compétition qui commencera.»
Reste à savoir si le message du sélectionneur saura remobiliser des Lions touchés dans leur orgueil avant le choc de la dernière chance.