Selon les informations d’Africa Intelligence, le siège parisien de la société pétrolière franco-britannique ainsi que les domiciles de plusieurs de ses dirigeants et cadres ont récemment fait l’objet de perquisitions menées par la police française. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une enquête ouverte en 2023 par le Parquet national financier.
Selon les informations d’Africa Intelligence, une série de perquisitions ont été menées à la mi-juin par le ” data-trigger=”focus hover” data-placement=”top” data-template=”
” data-html=”true” data-original-title=”Parquet national financier”>Parquet national financier (PNF) dans les locaux parisiens de ” data-trigger=”focus hover” data-placement=”top” data-template=”” data-html=”true” data-original-title=”Perenco”>Perenco ainsi qu’aux domiciles personnels de plusieurs de ses hauts responsables et actionnaires, dont son président ” data-trigger=”hover” data-placement=”top” data-template=”” data-html=”true” data-container=”body” data-original-title=”François Perrodo”>François Perrodo.
Ce dernier se trouvait en France pour participer à la course automobile des ” data-trigger=”hover” data-placement=”top” data-template=”
” data-html=”true” data-container=”body” data-original-title=”24 heures du Mans”>24 heures du Mans, où se sont aussi invités les enquêteurs. Ceux-ci ont tenu à saisir simultanément plusieurs téléphones portables et ordinateurs de dirigeants du groupe.
Ces opérations de police se sont déroulées les 11 et 12 juin et s’inscrivent dans le cadre d’une enquête ouverte en octobre 2023 pour des faits de corruption d’agent public étranger et « infractions connexes », a indiqué le PNF à Africa Intelligence. Contactée, la direction de Perenco assure collaborer « pleinement avec les autorités présentes afin de les accompagner dans leur travail ».
Enquêtes préliminaires
La société pétrolière franco-britannique fait l’objet de deux enquêtes préliminaires de la justice française en lien avec ses activités au Congo, comme l’avait révélé l’hebdomadaire économique français Challenges. La première concerne des soupçons d’emploi fictif impliquant un membre de la famille de l’ancien ministre des hydrocarbures, ” data-trigger=”hover” data-placement=”top” data-template=”
” data-html=”true” data-container=”body” data-original-title=”André-Raphaël Loemba”>André-Raphaël Loemba (2009-2015).
La seconde porte sur les conditions d’attribution, en 2017, du gisement offshore de Pointe-Noire Grand Fond (PNGF). Cette dernière enquête est menée en coopération avec la justice norvégienne, qui a mis en examen, en début d’année 2026, deux hommes d’affaires ainsi que la société ” data-trigger=”hover” data-placement=”top” data-template=”
” data-html=”true” data-container=”body” data-original-title=”Hemla Africa Holding”>Hemla Africa Holding, filiale du groupe national ” data-trigger=”hover” data-placement=”top” data-template=”” data-html=”true” data-container=”body” data-original-title=”PetroNor”>PetroNor et détentrice à hauteur de 20 % des parts de PNGF avec Perenco (40 %).
Plus récemment en 2026, le Gabon de ” data-trigger=”focus hover” data-placement=”top” data-template=”
” data-html=”true” data-original-title=”Brice Clotaire Oligui Nguema”>Brice Clotaire Oligui Nguema a déposé une plainte en France qui vise en filigrane Perenco. Le document reprend les découvertes, trois ans plus tôt, de plusieurs flux financiers entre la filiale locale de la firme, ” data-trigger=”hover” data-placement=”top” data-template=”” data-html=”true” data-container=”body” data-original-title=”Perenco Gabon”>Perenco Gabon, et l’ancienne première dame, ” data-trigger=”focus hover” data-placement=”top” data-template=”” data-html=”true” data-original-title=”Sylvia Bongo”>Sylvia Bongo, ainsi que son fils ” data-trigger=”focus hover” data-placement=”top” data-template=”” data-html=”true” data-original-title=”Noureddin Bongo”>Noureddin Bongo (AI du 20/11/23).
Perenco est aussi pointé du doigt pour ses pratiques environnementales en RDC, où il est l’unique opérateur. Dans le pays, l’entreprise a fait l’objet, en 2024, d’audits (AI du 11/12/24) et d’enquêtes indépendantes commanditées par l’ancien ministre des hydrocarbures ” data-trigger=”focus hover” data-placement=”top” data-template=”
” data-html=”true” data-original-title=”Aimé Sakombi Molendo”>Aimé Sakombi Molendo. Ces procédures visaient aussi le prix de ses barils de brut exportés ainsi que certains flux financiers d’évasion fiscale sur ses bénéfices.
En 2022, les ONG ” data-trigger=”focus hover” data-placement=”top” data-template=”
” data-html=”true” data-original-title=”Sherpa”>Sherpa et ” data-trigger=”hover” data-placement=”top” data-template=”” data-html=”true” data-container=”body” data-original-title=”Les Amis de la Terre”>Les Amis de la Terre ont assigné Perenco devant la justice française pour « préjudice écologique ».