Face à la recrudescence des menaces liées aux maladies à transmission vectorielle, l’Institut National de Santé Publique de Djibouti (INSPD) poursuit ses efforts pour renforcer les capacités nationales de surveillance et de riposte. L’établissement a clôturé, ce matin, une session de formation de quinze jours consacrée à l’identification des phlébotomes, ces insectes vecteurs responsables de la transmission de la leishmaniose viscérale et de la leishmaniose cutanée. Cette formation spécialisée a permis aux entomologistes de l’INSPD d’approfondir leurs connaissances et de perfectionner leurs techniques d’identification des différentes espèces de phlébotomes présentes sur le territoire national. Un renforcement des compétences jugé essentiel pour améliorer la surveillance entomologique et prévenir la propagation de ces maladies parasitaires qui constituent un enjeu croissant de santé publique.
L’initiative intervient à la suite des résultats de la surveillance épidémiologique hebdomadaire qui ont mis en évidence la présence de phlébotomes dans plusieurs zones du pays.
Ces données ont conduit les autorités sanitaires à consolider davantage les mécanismes de détection, de suivi et de lutte contre les maladies vectorielles, en s’appuyant sur une expertise scientifique renforcée.
La mise en œuvre de cette formation a bénéficié de l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), partenaire de longue date du système de santé djiboutien dans le développement des capacités techniques et institutionnelles. Ce soutien s’inscrit dans le cadre des efforts visant à améliorer la préparation du pays face aux différents défis sanitaires.
Cette action répond également aux orientations définies par la ministre de la Santé, Mme Mouna Osman Aden, qui accorde une attention particulière au renforcement des compétences nationales, à la modernisation des dispositifs de surveillance sanitaire et au développement des capacités de réponse aux risques émergents.
À l’occasion de la clôture de la formation, le directeur général de l’INSPD, le Dr Maad Nasser Mohamed, a mis en avant l’importance stratégique de la formation continue des ressources humaines de l’Institut. Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre le développement des compétences techniques des équipes afin d’améliorer la détection précoce des menaces sanitaires, la surveillance épidémiologique et la capacité de riposte du pays.
Le responsable a également souligné que la maîtrise des outils de surveillance entomologique constitue un maillon essentiel dans la lutte contre les maladies à transmission vectorielle. Selon lui, le renforcement de cette expertise représente un levier majeur pour mieux protéger la population et renforcer la résilience du système de santé face aux risques sanitaires.
À travers cette initiative, l’INSPD confirme sa détermination à doter le pays de compétences spécialisées capables d’anticiper et de faire face aux menaces émergentes, tout en consolidant les acquis du système national de santé en matière de prévention et de sécurité sanitaire.