Campus France oblige des candidats aux études en France de disposer de la totalité des frais de scolarité avant la demande du visa ; une décision qui suscite inquiétudes et interrogations.
D’après une communication de Campus France, des étudiants camerounais admis dans certaines écoles privées en France auront l’obligation de verser la totalité des frais de scolarité avant le dépôt de la demande de visa. Ou bien l’étudiant doit disposer de la totalité des frais de scolarité dans un compte bancaire bloqué avant la demande du visa. La mesure contient néanmoins des exemptions en particulier concernant les parcours de mobilité encadrée, où l’étudiant commence la formation au Cameroun et va poursuivre en France en étant encadre par une organisation.
La mesure rendue publique lors d’une réunion d’information de Campus France le 04 juillet dernier suscite des polémiques. Elle interroge sur le cas des étudiants candidats à la mobilité qui paient la totalité des frais de scolarité et qui n’obtiennent pas le visa par la suite. L’admission dans une école privée française étant différente de l’entrée en France, un jeune camerounais peut donc disposer de la totalité des frais de scolarité et être empêche d’entrer en France. Dans ce cas, la question du remboursement se pose.
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Mais, si l’école ayant perçu les frais de scolarité s’engage à les rembourser, l’expérience de certains étudiants révèle que des frais induits ne sont pas souvent rembourses. Le candidat dont le visa est refusé est ainsi exposé à perdre une partie des sommes engagées. C’est ainsi que les étudiants ayant déjà réglé les frais Campus France, un acompte à leur école et passé leur entretien pédagogique avant la publication de cette mesure se trouvent dans l’embarras. La décision ne précise pas leur sort. Elle ne précise pas s’ils sont dans l’obligation ou pas de solder les montants restants pour ceux qui ont avancé pour voir leur dossier de visa avancer.
A ce niveau, alors qu’aucun texte des autorités françaises n’exige une telle condition, certains pensent tout de même que la France exprime ainsi sa volonté de resserrer de manière progressive les conditions d’entrée des étudiants camerounais sur son territoire. Pour cette entrée, les jeunes demandeurs étaient astreints à présenter un justificatif du versement ou de la disponibilité partielle ou totale des frais de scolarité. Il fallait justifier avoir des fonds suffisants pour régler des questions financières se rapportant à la formation. Campus France oriente l’opinion à ses séances d’information pour la compréhension de la nouvelle décision.