Mardi dernier, le Conseil constitutionnel, après un examen rigoureux, a proclamé officiellement les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 10 avril 2026. Des résultats qui ne laissent place à aucune ambiguïté. Avec 97 % des suffrages exprimés et un taux de participation exceptionnel de 88 %, la réélection du président Ismaïl Omar Guelleh s’impose comme l’expression d’un choix collectif, mûri et réaffirmé dans les urnes.
Au-delà des chiffres, c’est d’abord la qualité du processus électoral qui mérite d’être soulignée. Dans un contexte régional souvent marqué par les tensions et les incertitudes, Djibouti a offert au monde le visage d’une démocratie apaisée, organisée et responsable. Le scrutin s’est déroulé dans le calme, la dignité et le respect des règles, sous le regard vigilant des institutions compétentes.
Cette forte mobilisation citoyenne, avec des taux de participation frôlant les 100 % dans certaines régions, traduit un attachement profond des Djiboutiens à leur stabilité institutionnelle. Elle reflète également une adhésion consciente à un cap politique incarné par une figure dont l’expérience n’est plus à démontrer.
Car il faut le dire sans détour : le score du président réélu n’est ni le fruit du hasard ni celui d’une conjoncture passagère.
Il est la résultante d’un long parcours au service de la nation, d’un bilan tangible et d’une capacité éprouvée à préserver l’essentiel : la paix, la cohésion nationale et le développement progressif du pays.
Face à lui, son principal adversaire, Mohamed Farah Samatar, a certes incarné une expression démocratique légitime, mais il n’a pas su convaincre au-delà d’un électorat limité. Novice sur la scène politique nationale, dépourvu d’assise solide et d’un programme capable de rivaliser avec les acquis et les perspectives portés par le président sortant, il n’a pu apparaître comme une alternative crédible, surtout dans un moment où les Djiboutiens privilégient la continuité à l’aventure.
Dans un monde traversé par les crises, l’électeur djiboutien a donc fait le choix de la sécurité politique, de la maîtrise des enjeux et de la constance dans l’action. Il a privilégié l’expérience à l’incertitude, le bilan à la promesse, la stabilité à l’improvisation.
L’heure est désormais au rassemblement. Comme l’a souligné le Conseil constitutionnel, l’essentiel réside dans l’unité nationale et la poursuite de l’effort collectif. Le mandat renouvelé du président Ismaïl Omar Guelleh s’inscrit dans cette exigence : consolider les acquis, approfondir les réformes et ouvrir de nouvelles perspectives de progrès pour le pays.