Le lundi 27 juillet 2026, une délégation de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis — composée notamment de Brian Mast, Randy Fine, Kat Cammack et Jonathan Jackson — est arrivée en Haïti après une visite au Venezuela, où elle a rencontré la présidente par intérim, Delcy Rodriguez.
Cette visite au Venezuela s’inscrivait dans le cadre de la coopération en matière de sécurité et de lutte contre la drogue ; est-ce pour la même raison qu’ils sont venus en Haïti ?
L’organisation de lobbying sioniste AIPAC, ayant parrainé leur visite au Venezuela, a-t-elle également tiré les ficelles de cette rencontre avec le Premier ministre haïtien ?

Difficile à dire, mais il s’agit d’un groupe de représentants républicains proches des milieux sionistes. C’est au Palais national que le Premier ministre s’est rendu pour les accueillir. Au vu de l’accueil qui leur a été réservé, on peut affirmer qu’il ne s’agit pas d’une simple visite de courtoisie : ils ne sont pas venus faire du tourisme, ils sont en mission. En somme, ce n’est pas une visite anodine ; elle poursuit un objectif politique clair.
Une chose est sûre : le rôle de l’AIPAC est de financer la propagande sioniste. Ils ont réussi à faire plier le Venezuela, alors même qu’Israël apportait aide et assistance au peuple palestinien. Depuis l’enlèvement de Maduro et de son épouse, il semble que le gouvernement par intérim ait les mains libres au Venezuela.

Durant leur séjour, les parlementaires américains, accompagnés du chargé d’affaires américain Henri Wooster — dont la mission a pris fin —, ont rencontré non seulement le Premier ministre de la transition, Alix Didier Fils-Aimé, la ministre des Affaires étrangères, Raina Forbin, le responsable du ministère de la Défense, Mario Andrésol, et le directeur général par intérim de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison, mais aussi les dirigeants de la nouvelle Force de répression des gangs (FRG).
Que recherche exactement cette délégation du Congrès américain ? Dans un communiqué relatif à cette visite, le gouvernement de facto a déclaré : « Les échanges, marqués par l’ouverture, le respect mutuel et un esprit de partenariat, ont porté sur les priorités stratégiques d’Haïti, notamment le rétablissement de la sécurité, l’organisation d’élections, le renforcement des institutions démocratiques, la gouvernance, la coopération bilatérale, les questions migratoires ainsi que les perspectives d’une relance économique durable. »

« Le gouvernement a réaffirmé sa conviction que les défis auxquels Haïti est confronté nécessitent un engagement international cohérent, fondé sur le respect de la souveraineté nationale, la solidarité entre partenaires et le soutien aux efforts déployés par les autorités haïtiennes pour rétablir la stabilité, consolider l’État de droit et créer les conditions d’élections libres, crédibles et inclusives », poursuit le communiqué.