L‘impérialisme américain est sans vergogne. Il ne connaît aucune honte, il n’en a jamais éprouvé face à son système capitaliste irresponsable. Voyez l’état auquel Haïti a été réduit, alors que le pays subit une domination coloniale depuis plus d’un siècle.
C’est Washington qui décide de tout, dans un climat de soumission sans précédent. Qu’a tiré le pays de cette situation ? Comment expliquer ce paradoxe : ce sont les États-Unis qui contrôlent de nombreux dossiers et interviennent dans tout, allant jusqu’à imposer l’actuel Premier ministre Alix-Didier Fils-Aimé. Le responsable des affaires américaines en Haïti, Henry T. Wooster agit comme un véritable « Gouverneur » qu’aucun dirigeant haïtien ne peut rappeler à l’ordre, car ils sont tous, sans exception, des marionnettes chargées de gérer le pays au profit des intérêts yankees.
Ainsi, Haïti tombe sous la coupe de l’impérialisme américain qui s’empare de ses meilleures ressources naturelles avec la complicité d’une classe politique dévouée aux intérêts capitalistes, devenant les rouages de son exploitation et les instruments de cette domination étrangère. Cette classe politique traditionnelle a tellement exploité le pays, abandonnant la classe ouvrière à une misère abjecte, que la société a atteint un point critique où l’insécurité et l’instabilité ont pris des proportions alarmantes. C’est le même scénario que l’administration Trump envisage pour Cuba, afin de paralyser toute action progressiste de l’île socialiste.
le projet des États-Unis pour Cuba serait-il identique à celui qu’ils ont mis en œuvre en Haïti ?
Ce sont ces mêmes bouchers inhumains qui ont plongé Haïti dans une crise politique et un chaos social sans précédent par des occupations militaires étrangères répétées, des pillages et le soutien aux grands groupes de pouvoir ainsi qu’aux élites commerciales locales qui se posent aujourd’hui en sauveurs bien-pensants pour y remédier.
Les interventions militaires et les ingérences politiques de l’impérialisme, de l’ONU et de l’OEA (Organisation des États américains) ont considérablement aggravé la crise haïtienne, laissant le pays dans une situation désastreuse et accélérant la décomposition de l’État, le chaos et la soumission à l’impérialisme.
N’est-ce pas étonnant que ce monstre attiré par l’odeur du sang se vante d’être prêt à aider d’autres nations. Le plaisir de faire souffrir fait partie de son ADN, il a tellement « aidé » Haïti qui gémissait sous leur domination à se relever de ses ruines ou de vivre à genoux, qu’il est désormais prêt à faire de même pour la République de Cuba. C’est dans ce contexte que le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré : « Nous avons deux très bons projets pour Cuba. Il faut se débarrasser du gouvernement de La Havane, 95 % des Cubains aux États-Unis ont voté pour moi ».
De toute évidence, le projet des États-Unis pour Cuba serait-il identique à celui qu’ils ont mis en œuvre en Haïti ? Dès lors, un Haïtien consciencieux peut-il suggérer à Cuba d’adopter un tel programme ? Sûrement pas, car l’expérience prouve que leur objectif est d’asphyxier l’île rebelle et de la placer sous leur domination.
Trump va plus loin en déclarant clairement : « Une fois que nous en aurons fini avec l’Iran, nous nous occuperons de Cuba. Nous allons faire une brève escale à Cuba. Nous avons du pain sur la planche. Nous voulons leur donner un coup de main. » Cette propagande insidieuse révèle parfaitement l’intention du bourreau recherchant des projets susceptibles de mieux répondre aux exigences du FMI et de la Banque mondiale. Cela signifie également que la réaction impérialiste s’apprêterait à pousser jusqu’au bout son offensive qui n’a cessé de s’intensifier.
Dans le cas d’Haïti, les faits montrent que le capitalisme n’a engendré qu’un désastre qui ne cesse de s’aggraver. En vérité, c’est ce que Trump entend apporter à Cuba et à tous les autres pays qu’il tente d’écraser pour s’emparer de leurs richesses minières. L’ingérence internationale et les politiques impérialistes ont gravement entravé le développement d’Haïti ; et ce sont ces mêmes acteurs qui osent prétendre pouvoir aider Cuba ! Quant à nou Haïtiens, affirmons haut et fort que Trump et Rubio sont des menteurs patentés. Le peuple cubain doit s’appuyer sur ses propres forces organisationnelles et gouvernementales, portées par ses aspirations socialistes, et non sur les mensonges des impérialistes.
Dans son immense majorité, le peuple cubain n’a besoin d’aucune aide des États-Unis, si ce n’est la levée de l’embargo criminel qui ravage le pays depuis 67 ans. Le peuple cubain maitre de son destin ne doit pas laisser le gouvernement impérial de Trump salir leur noble histoire et leurs acquis démocratiques arrachés de haute lutte grâce à la révolution de 1959.
L’ingérence impérialiste est une catastrophe. Un bastion hostile à tout progrès, à toute émancipation populaire, à toute véritable indépendance. Cuba n’a pas besoin de cette solidarité empoisonnée, mais d’une solidarité entre peuples opprimés par l’impérialisme luttant pour un avenir meilleur. L’un des moyens d’y parvenir est d’unir nos forces pour lutter jusqu’à la destruction des ennemis des peuples, pour que vive la Révolution cubaine, pour que se crée un monde nouveau.
Nous appelons toutes les organisations se réclamant de l’anti-impérialisme et de la démocratie, ainsi que celles de la gauche ouvrière et socialiste, à unir leurs forces pour rejeter catégoriquement toute forme d’intervention militaire impérialiste à Cuba. Il est temps de résister aux provocations contre le peuple et le gouvernement cubains ! Pour le droit à l’autodétermination des peuples haïtien et cubain, l’heure est à la résistance ! Non à toute intervention militaire impérialiste !
