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En accédant à la plus haute fonction nationale, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, s’est fait un point d’honneur à lutter contre l’exploitation éhontée et abusive de nos richesses du sous-sol et au surplus mettre fin carrément à l’extorsion, la spoliation, bref au pillage systématique et sans discernement de nos ressources stratégiques par la France et certaines puissances impérialistes.
En effet, dans le domaine spécifique des mines, depuis une soixantaine d’années, le Niger a été considéré par ces puissances et lobbys impérialistes, partenaires de mauvais aloi, animés de mauvaises intentions, comme une simple réserve de matières premières qu’ils ont exploitée comme ils veulent, surexploitée comme ils l’entendent sous le couvert de contrats et conventions boiteux, le tout dans une opacité totale, en contradiction flagrante avec les intérêts du peuple nigérien.
Face à cette exploitation éhontée, inacceptable, qui n’a que trop duré, le Président de la République, Chef de l’État, a instruit le ministre des Mines d’entreprendre en toute responsabilité une réforme profonde de la gestion de toutes nos ressources minières.
Il y a quelques jours, au cours de son entretien-bilan, le ministre des Mines a évoqué les défis auxquels fait face le secteur et les réformes engagées pour les relever. S’agissant justement des politiques publiques mises en œuvre par le ministère des Mines, relevons qu’elles ont permis à l’Etat de générer des recettes de 18 076 162 500 FCFA en 2025. Il va sans dire que ces recettes ont permis à l’Etat de faire des investissements dans d’autres secteurs tels que l’éducation, les infrastructures routières, l’agriculture et la santé marquant ainsi un tournant décisif dans la reconquête de la souveraineté nationale.
La nationalisation de la Société des Mines de l’Aïr (SOMAIR) et de la Société des Mines du Liptako (SML) et la création de deux sociétés d’Etat, l’une dans le sous-secteur aurifère et l’autre dans le sous-secteur uranifère, procèdent justement de cette volonté ardente des responsables de la Nation de corriger les insuffisances constatées en intégrant désormais l’intérêt national au-dessus de tout et avant tout et rentrent dans le cadre de la défense de la souveraineté économique, de récupération de la maîtrise des ressources stratégiques nationales , de protection de l’intérêt des fils et filles de la Nation.
Désormais, on le constate d’ailleurs dans toutes les décisions du ministère en charge des Mines, l’Etat est devenu le seul acteur clé de l’exploitation, de la transformation et de la commercialisation de nos ressources minières, conformément aux principes clairs énoncés par la Charte de la refondation du Niger et la Vision pour un Niger véritablement indépendant et prospère du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.
Cependant, le ministre l’a si bien relevé, la reprise en main et la reconquête de la souveraineté nationale se font en dépit des obstacles dressés sur la route du développement national par les ennemis de la nation, valets de l’impérialisme, inimitiés et animosité de la part des puissances néocoloniales qui sont chagrinés d’avoir tout perdu.
C’est ainsi qu’après la nationalisation de la SOMAIR, le groupe français Orano a, en désespoir de cause et dans un baroud d’honneur, décidé d’attraire notre pays devant les tribunaux. Au total, quatorze (14) procédures opposent l’Etat du Niger et Orano : cinq (5) au niveau national, cinq (5) au niveau international et quatre (4) mesures provisoires et conservatoires pour les procédures au niveau international.
Dans tous les cas, que cela soit dit, entendu, accepté partout et par tous, ce harcèlement judiciaire ne saurait désaxer le Niger qui poursuit la reprise en main totale de ses ressources stratégiques et continue normalement l’exploitation de son uranium extrait des entrailles de son sous-sol qui, outre l’uranium, est riche, en termes de ressources minières, en or, lithium, fer, phosphate, cuivre, molybdène, charbon, nickel, chrome, Manganèse, gypse et sels.
Moustapha Alou (ONEP)