A l’occasion de la 5ème édition de la Journée Internationale de la Santé des Végétaux célébrée mardi 12 mai 2026, le pays réaffirme son engagement pour la sécurité alimentaire et le développement agricole.
Placée sous le thème « La biosécurité végétale au service de la sécurité alimentaire », cette célébration a réuni autorités, experts agricoles et partenaires internationaux autour d’un constat, celui des pertes agricoles liées aux organismes nuisibles qui continuent de fragiliser les économies africaines. Au Cameroun, où l’agriculture demeure un secteur stratégique pour l’emploi et les revenus des ménages, les spécialistes alertent sur l’urgence de renforcer les mécanismes de prévention et de protection phytosanitaire.
Selon les données rappelées par le Conseil africain phytosanitaire, près de 40 % des cultures vivrières mondiales sont détruites chaque année par les ravageurs et les maladies des plantes, entraînant environ 200 milliards de dollars de pertes économiques. Une situation aggravée par les changements climatiques, l’intensification des échanges commerciaux et la mobilité accrue des populations.
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Face à cette menace, les autorités camerounaises et leurs partenaires entendent multiplier les initiatives pour protéger les cultures et renforcer la résilience des producteurs. La lutte contre des fléaux comme la chenille légionnaire ou le criquet pèlerin est désormais considérée comme une priorité pour préserver la production agricole nationale.
L’union africaine, par la voix du Dr Saliou Niassy, se dit pleinement engagée à accompagner les États membres dans le renforcement de leurs capacités phytosanitaires, conformément à la stratégie phytosanitaire africaine lancée en juillet 2024. L’organisation présente les systèmes phytosanitaires efficaces comme indispensables pour protéger la production agricole et les systèmes alimentaires, faciliter le commerce, soutenir l’accès aux marchés internationaux, préserver la biodiversité et les ressources naturelles, réduire la pauvreté et renforcer la résilience des communautés rurales. « Aujourd’hui, préserver la biodiversité est une nécessité », déclare le représentant résident de l’Union africaine.
Dr Antonio Querido, représentant de la FAO au Cameroun a réitéré l’engagement de l’organisation en indiquant que sans une forte protection de la santé des plantes, il est impossible d’avoir un système agroalimentaire qui puisse nourrir tout le monde. Pour lui, il est primordial de travailler afin que les plantes restent en bonne santé, pour le bénéfice des populations mais aussi pour le développement du système agroalimentaire du Cameroun. « Il est crucial que les agriculteurs sachent quoi faire lorsqu’ils sont confrontés à un nuisible ou à une maladie particulière » soutient le fonctionnaire onusien.