Le président national du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple MP3 trouve que le mode de désignation du vice-président de la République ne rime pas avec les principes démocratiques.
Invité de l’émission l’Arène du dimanche 24 mai 2026 sur Équinoxe télévision, l’ancien candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 a abordé plusieurs questions dont la réinstauration du poste de vice-président au Cameroun. Poste inséré lors de la dernière modification de la Constitution, le vice-président tel que prévu dans la loi fondamentale suscite des critiques de la part de Samuel Iyodi Hiram. D’abord, pour l’homme politique, la création du poste surprend en ce qu’il n’a pas été annoncé de manière claire par le chef de l’État dans son projet politique. Ce dernier justifie sa création par la volonté d’assurer la stabilité politique des institutions.
Le président du MP3 met par ailleurs en relief d’autres points d’ombre qui entourent l’introduction du poste de vice-président de la République au Cameroun. Il s’agit en particulier des critères sur lesquels se basent le président de la République pour choisir le vice-président, les exigences que la personnalité à designer doit réunir pour être portée à ce poste. Samuel Iyodi Hiram précise à ce sujet que la constitution révisée ‘’ne dit pas exactement quelles sont les conditions à remplir pour être effectivement vice-président’’ et insiste sur le pouvoir donné au chef d l’État de designer la personnalité par nomination.
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Le texte prévoit que le président de la République ‘’peut nommer un vice-président’’, et exclut le peuple de cette nomination, lui qui est investi de la plénitude de la souveraineté. Dans l’application de cette disposition, le Cameroun va se retrouver avec ‘’un vice-président nommé par le chef de l’État, pouvant lui succéder en cas de vacances et donc, un président de la république qui n’a pas été désigné par les citoyens camerounais’’, regrette le président du MP3.
A l’écoute de l’analyse de Samuel Iyodi Hiram sur le sujet, la révision de la Constitution empêche l’exercice de la souveraineté populaire. Or le vice-président est appelé à exercer des fonctions présidentielles en cas d’empêchement du chef de l’État ou de la vacance de poste du président de la République et ce jusqu’à la fin du mandat. D’après lui, la désignation par voie électorale comme ce fut le cas au sein de l’État fédéral, serait le mode indiqué pour préserver la légitimité populaire.