De toutes les campagnes présidentielles celle de 2026 est la plus facile et la plus ignoble. Pas d’adversaires en face de l’ininguissable d’Edou-Penda à part des accompagnateurs-solistes de la trempe de Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Anguios Nganguia Engambé, Dave Mafoula, Destin Gavet, Vivien Manangou, Mabio Mavoungou Zinga.
Le subterfuge « un coup KO », reste pour l’infatigable bâtisseur la précaution constitutionnelle afin de ne pas s’embarrasser des tracasseries de possibles duels posthumes de deuxième tour.
Aux sans-dents sont jetées comme des os aux chiens des coupures de 2000 balles per capita et per diem le temps d’une campagne avec T-Shirt à l’effigie du bonhomme. Dans le même temps des venimeux Eudoxie Yao, Camille Makosso, Kissindjora (j’en passe et des pires) ont empoché entre 1 et 50 millions de CFA.
Rue Bangala
Question : est-on incapable dans la société congolaise de dénicher des « Eudoxie Yao » fessues comme Ya Mado la kinoise alors qu’il y en a légion à Boundji ? Prenez notamment Ines Ingani, dotée d’un prodigieux « avenir des Mbochi » qui ne rivalise sans doute pas avec celui de la phénoménale spécimen baoulé Yao. Mais en cherchant bien, rue Bangala, à Poto-Poto, les chances de tomber sur une morphologie équipée d’un Bas-kouilou aussi énorme que celui de Yao étaient grandes.
Car c’est bien de perversité libidineuse qu’il s’agit dans la fantasmagorie de la sexualité débridée des camarades du PCT en invitant la pulpeuse Yao dans un évènement politique. 50 millions : c’est la bagatelle qu’a coûtée la configuration d’Eudoxie Yao dans la campagne salace de Sassou. A la décharge du pervers d’Oyo, avouons qu’Antoinette Sassou ne faisait pas le poids. La malheureuse possède un « Pays bas » (dirait Sony Labou Tansi) très affaissé. Pour Oyo, Yao, summum du macro-nzenga, sur le continent noir, faisait l’affaire.
Ironie du sort, le maire d’Abidjan et des influenceuses de la RDC moquent notre naïveté sur les réseaux sociaux en raison de notre inertie dégagiste alors que c’est bien leurs potes qui contribuent au naufrage du Congo qu’ils décrient.
Radio France Internationale
Les jeunes interviewés par RFI sur le campus de l’Université Marien Ngouabi sont lamentables. Leur « avenir des Mbochi » est sacrifié à l’autel de l’ignominieux mais ils veulent réessayer Sassou pour la énième fois. On a compris que RFI en France comme au Congo a un agendas caché dicté par les puissances de l’Argent comme Bolloré, fossoyeur des ports maritimes d’Afrique.
Quand l’hosto se moque de la charité
Une influenceuse de la RDC, bien qu’idiote comme un sac de pomme de terre, n’a pas eu tort de constater que le seul avenir des Mbochi qui vaille dans la Fonction Publique est celui des gérontocrates affidés au PCT et à la Maçonnerie version locale. Le coup de pied de l’âne de cette faiseuse d’opinion kinoise serait bienvenu s’il est assené à l’organisation tsisékédienne de la société congo-démocratique où la jeunesse vit dans un océan de misère !
Personne n’aime que l’hôpital Mama Yémo se foute de l’hospice Congo-Assistance.
Le plaisir c’est que ceux qui feignent aimer Sassou finissent par y croire bien que Sassaou sait pertinemment que les vrais faux fous joyeux l’aiment par peur de représailles c’est-à-dire par comédie et toujours par comédie finissent de croire leurs amours sincères. L’inconscient étant structuré comme un langage, Sigmund Freud et Jacques Lacan avaient déjà identifié ce renversement stigmatique chez l’être humain.
Bilan positif
Le plus beau retournement acrobatique c’est de considérer les diaboliques quarante cinq ans de règne de Sassou comme le Paradis terrestre congolais. L’eau potable ne coule pas. L’électricité ne coule pas dans les câbles de la SNE. Pas de signal internet en général et, encore moins ce 15 mars 2026. « Mais aimez Otchombé ! » intiment les avocats du diable. Le bilan est positif.
Le 15 mars 2026 Sassou sera réélu pour un énième mandat à son corps détesté. A l’unanimité improbable, en interaction avec l’avenir des hyènes. Le ciel ne tombera pas.
Thierry Oko