L’investiture bokassienne de Sassou, 16 mars2026 à Kintélé au stade La Concorde, est une parodie bonapartiste réussie et assumée. Casting de dingues, des rôles drôles joués pour de vrai, avec foi, conviction et sans légitimité. Des bouffons et des pitres installés dans la perfidie à faire pâlir d’envie Charlie Chaplin du Dictateur. Le Pouvoir sur scène n’a pas gagné la bataille électorale mais a vaincu le mur du ridicule. 94 % de voix tout juste. Mais à la triche comme à la triche… On y va vaille que vaille.
Bravo on a perdu
Le vainqueur, sait qu’il a joué à « qui perd gagne ». Ce paradoxe, les vrais faux vainqueurs le fêtent grâce au retournement de stigmate, en tordant la réalité.
L’inversion du réel est un culot. L’inverseur sait que ce n’est pas vrai et il fait comme si ça l’était. Ceux qui assistent à la comédie sont au courant de la tricherie, mais font comme si rien n’était.
Oloma Niama est coutumier de l’imposture. Il fête les défaites là où d’autres ont le triomphe modeste. Combats perdus célébrés, ils triomphent avec gloire alors qu’ils ont vaincu sans péril : c’est la loi des hommes sans foi ni loi.
Qu’en pense l’opinion internationale ? Pas grand chose. Elle glousse, glose, glorifie. Conspiration du silence. Un silence qui parle. Les pairs étrangers félicitent la pantalonnade. Ils sont venus nombreux consacrer l’impair du tyran de l’Alima. Voilà une définition de la théorie du complot.
De fil en aiguille
Reste que celui qui tire la couverture à lui et se taille un beau costard c’est Anatole Collinet Makosso, enfant de la côte (dirait Jean Malonga). Sa cote est au plus bas. Otchombé Lékufé le hisse cul-haut. Quel culot ! Plus le côtier est impopulaire plus on se presse de le reconduire. A sa grande stupéfaction. Vous voyez comme le droit à la paresse paie !
Nouvel ancien Premier Ministre, du nouveau avec de l’ancien, la reconduction décomplexée de Collinet Makosso symbolise la parabole du vin et des vieilles outres. On ne pet jamais du vin nouveau dans de vieilles outres, elles finissent pas se briser (Dixit les Ecritures). Makosso, grand lecteur de La Bible a fait naître de nouveau des impies, vieux chevaux sur le retour. Cousu de fil blanc, son gouvernement est un habit d’Arlequin, patchwork de bras cassés. C’est la définition littérale de sapeur.
« Mokolo tonga a zonguissi tonga » . Comprenne la punch line qui peut. Ivre de joie, Colinnet Makosso a fredonné une vieille chanson de Grand Maître Franco de Mi Amor (Tailleur) en guise de remerciement envers le grand maître franc-maçon, Sassou. En se piquant d’une joie d’avoir récupérer l’aiguille du couturier, il pourra se confectionner un costume qui sied à sa corpulence bouffie d’improductivité. Du coup, le tisserand Vili va endosser la veste du tricheur de Gilbert Cesbron, cadeau empoisonné d’Antoinette Sassou comme la Tunique de Nessus qui eut raison d’Hercules. Antoinette alias Madame de Pompadour aurait soufflé son nom à son mari pour une nouvelle tournée de grands ducs. C’est l’avantage de faire partie du clan des Siciliens.
Collinet Makosso, piètre Premier Ministre a contribué à la chute du Congo dans le néant de l’abîme. Il faudra un uniforme rayé de bagnards à lui et à ses ministres drapés dans l’inélégance. Pingre, avare, le Loango n’est pas St-Martin qui coupa sa tunique pour vêtir un gueux transi de froid. En effet il sera plus facile à un éléphant d’entrer dans le trou d’une aiguille qu’à Collinet de développer le Congo.
Collinet Makosso a été mal inspiré avec son aiguille. Simaro Lutumba Masiya traitait les tailleurs d’escrocs ( Affaire kitikwala). Pour filer la métaphore, l’inutile Premier Ministre a détricoté la société, déchiré le tissu économique, habillé ses compatriotes en guénilles réduisant la jeunesse en prolétaires en haillons (lumpenprolétariat). Collinet a piqué à vif la colère sociale en tant qu’inamovible Chef de gouvernement d’un pays sans eau, sans électricité, sans hôpitaux, sans routes, sans industries. Il est éligible pour la camisole de force ainsi que tous les psychopathes que compte son gouvernement (Jean-Jacques Bouya, Zéphirin Mboulou, Ollésongo, Pierre Mabiala etc.)
D’ancien porteur de serviette de Sassou, Ondaye Oléssongo est passé ministre. Quel bol d’être Mbochi d’Oyo !
Appendice
Lissouba disait à Jean-Claude Mbongolo, directeur de La Rumeur, « quand vous caricaturez mon personnage, mettez-lui au moins une cravate »
Collinet, votre gouvernement est un ramassis de coquins et de copains, aussi quand vous les avez nommés, sur la photo de famille, vous devrez mettre à côté de chaque tête un nœud coulant : la cravate des filous.