Seize pays, plus de 460 millions de consommateurs potentiels et une ambition commune : faire du marché numérique ouest-africain un espace réellement intégré. C’est le projet de l’Association des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique de l’Ouest, et cette semaine à Lomé, il a pris un nouveau visage.
Michel Galley, Directeur Général de l’ARCEP Togo et 1er Vice-Président de l’ARTAO, en est bien conscient. Mercredi, à l’ouverture officielle des travaux de la 23e Assemblée Générale Annuelle de l’organisation, une rencontre marquée par la présence des délégations venues des seize pays membres, le ton a été donné : « Après plus de deux décennies d’existence, notre organisation a atteint un niveau de maturité qui nous invite à aller plus loin. »
Pour y aller plus loin, Galley ne voit qu’une seule voie : être ensemble, être stratégique. Les télécommunications ne sont plus un secteur parmi d’autres, elles sont désormais au cœur de la modernisation des économies, de l’inclusion sociale et de l’innovation. Dans ce contexte, le rôle du régulateur, dit-il, est « plus stratégique que jamais ».
Au menu des travaux qui se poursuivent jusqu’à vendredi figure l’adoption d’un nouveau plan stratégique 2026-2030. Pour le Secrétaire Exécutif de l’ARTAO, Aliyu Yusuf Aboki, ce document est bien plus qu’un texte de planification. C’est « une vision pour une nouvelle ère, élargissant le champ d’action de l’organisation à l’ensemble de l’écosystème des communications électroniques et des technologies numériques en Afrique de l’Ouest ». Et d’ajouter, avec une conviction qui résume l’état d’esprit de la semaine : « Ceci n’est que le début. »
Démarrées lundi avec des dialogues de haut niveau sur les services financiers numériques et un atelier sur l’itinérance régionale, les activités de cette assemblée annuelle s’achèveront vendredi 24 avril sur un symbole fort : le lancement officiel du free roaming entre le Bénin, le Sénégal et le Togo.