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Le vendredi 10 avril 2026, l’Agence Nigérienne de la Sécurité Routière (ANISER) a présenté la situation de la sécurité routière au Niger au titre de l’année 2026. Et, comme, il fallait s’y attendre, les statistiques de l’ANISER reflètent les attitudes et les comportements observés quotidiennement dans la circulation routière dans notre pays. En effet, 7 116 accidents corporels ont été enregistrés en 2025. Ces accidents ont provoqué 1 245 morts, 4 439 blessés graves et 7 876 blessés légers en 2025. Niamey, la capitale concentre, à elle seule,
3 349 cas, soit 47,06 % des accidents corporels enregistrés au Niger.
Ces statistiques macabres ne s’expliquent ni par l’état des véhicules, ni par celui des routes. Mais, tenez-vous bien, ces accidents sont dus à nos comportements, à notre indiscipline, à notre insolence, à notre imprudence, à notre impatience, bref notre responsabilité.
L’ANISER a clairement identifié et présenté le problème. Il revient désormais aux autorités de prendre les mesures qui siéent. Et, ces mesures doivent être à la fois vigoureuses et rigoureuses pour qu’elles ne puissent pas être négligées ou oubliées par les indélicats. Elles doivent consister à sanctionner sans faiblesse les manquements au code de la route par les usagers. Elles doivent consister à l’application des sanctions à la fois administratives, pécuniaires et pénales prévues par les textes.
La solution à cette situation doit aussi consister à mettre fin à tous types d’interventionnisme dans le travail des agents de la police de la circulation. Mais, les agents doivent, eux aussi, refuser tout compromis et toute compromission avec les contrevenants aux règles de la sécurité routière.
Si non, les comportements indélicats dans la circulation routière se poursuivront et peut être même s’accentueront. Et, chaque jour, nous assistons à ces actes qui transgressent les règles de sécurité routière et mettent en danger nos vies. Ils ont pour noms : excès de vitesse, conduite en état d’ivresse, usage du téléphone au volant, refus de priorité, non-respect de la signalisation routière, intolérance, indiscipline et impatience, etc., bref toute chose qui tranche avec l’esprit de la refondation.
Au regard de ces statistiques dévoilées par l’ANISER, il est évident que nous avons intérêt à remettre en cause nos comportements dans la circulation routière. A défaut de cela, notre manière de conduire s’assimilerait à une conduite suicidaire.
Siradji Sanda (ONEP)