À Lomé, plusieurs organisations de la société civile et partis politiques de l’opposition ont officialisé la création du Cadre National de Concertation pour le Changement au Togo (CNCC). Cette nouvelle plateforme entend coordonner les actions des forces opposées à la réforme constitutionnelle de 2024, dénoncée par ses adversaires comme une manœuvre de verrouillage politique.
Dans une déclaration liminaire publiée sur le site resistancetogo.com, les signataires affirment que cette réforme s’inscrit dans une longue crise de gouvernance marquée, selon eux, par la mauvaise gestion, les restrictions des libertés publiques et la dégradation des conditions de vie des populations. Ils estiment que le nouveau cadre institutionnel renforce le pouvoir personnel au détriment de l’équilibre des institutions.
La charte fondatrice du CNCC fixe les objectifs du regroupement. Parmi eux figurent le retour à la Constitution du 14 octobre 1992, la défense des droits humains, la promotion de la culture démocratique, l’amélioration de la gouvernance et le plaidoyer auprès des instances régionales et internationales.
Le texte insiste également sur la nécessité de la discipline collective, de la solidarité entre les membres et du rejet des divisions internes. Le CNCC se veut un espace ouvert à toutes les organisations et personnalités engagées dans la lutte pour le changement, au Togo comme dans la diaspora.
Les initiateurs du cadre appellent enfin à une large mobilisation pour le meeting populaire annoncé pour le 9 mai 2026 à Lomé. Ils présentent ce rendez-vous comme une étape importante dans la poursuite de la contestation politique et citoyenne.
Pour plus d’informations sur les activités du CNCC et les autres initiatives de la société civile togolaise, rendez-vous sur resistancetogo.com.
La rédaction letogolais.com
