Partager vers les réseaux
Les travaux de la première réunion du Comité Technique National pour le Programme Electronucléaire (CTN-PEN) au titre de l’année 2026 ont débuté hier mercredi 15 avril 2026 dans la salle des réunions de la Haute Autorité à l’Energie Atomique (HANEA). C’est la ministre de l’Energie, Pr Amadou Haoua, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de ces assises qui dureront quatre (4) jours au cours desquels les experts vont examiner, amender et valider les réalisations, ainsi que les rapports et autres documents, tels que le plan de travail intégré 2026-2028, les travaux liés au site et plusieurs politiques et stratégies; planifier les activités nécessaires à la finalisation de la phase 2 et préparer la mission d’évaluation.
Pour la ministre de l’Energie, l’intégration récente du Programme Electronique National (PEN) dans la Politique Nationale de l’Energie (PNE) traduit la ferme volonté des plus hautes autorités nigériennes de mettre en place un bouquet énergétique diversifié et résilient, valorisant les ressources locales afin de garantir une souveraineté énergétique qui est indissociable du développement, avec des retombées multiples : émergence d’une industrie lourde, dynamisation du secteur privé, transfert de technologies, innovation, création d’emplois et modernisation des infrastructures. Autant de facteurs contribuant à l’amélioration de la santé, à la réduction de la pauvreté et à l’élévation durable du niveau de vie de chaque Nigérien.
Sur la base des travaux du CTN PEN, souligne-t-elle, le Comité d’Organisation d’Orientation Stratégique du PEN a déjà pris des décisions importantes, notamment sur le choix de la technologie et du site, l’approvisionnement en combustible, les options de financement, la création de l’entité d’exploitation de la centrale, ainsi que le développement des ressources humaines.
Aussi, a fait savoir la ministre, le livre blanc du PEN, préfacé par Son Excellence le Président de la République, a été publié et fait actuellement l’objet d’une promotion à l’échelle internationale. Un mémorandum d’entente a également été signé avec la Fédération de Russie et une délégation nationale de haut niveau a pris part à la Semaine atomique mondiale à Moscou. Par ailleurs, le Niger a obtenu la programmation en 2027 de la mission d’évaluation intégrée pour la phase 2 du processus « par jalon » de l’AIEA. Cette étape cruciale exige une intensification des efforts afin de finaliser les activités de la documentation requise dans les délais impartis. La ministre de l’Energie a tenu à souligner que la validation d’une phase dans ce processus reste acquise, même en cas d’interruption temporaire des travaux. « Afin de consolider nos acquis et réussir la validation de la phase 2, j’invite toutes les structures nationales impliquées à soutenir pleinement les équipes techniques sous la coordination de l’AIEA.
Un nouveau plan de travail intégré couvrant la période 2026-2028 a été adopté, prévoyant notamment le renforcement des capacités sur les outils MAED (Modèle pour l’Analyse de la Demande d’Energie) et messages, en vue de la mise à jour de l’étude de l’offre et de la demande énergétique réalisée en 2014. Toutes les dispositions ont été, selon Pr Amadou Haoua, prises par son département ministériel pour assurer une prise en main progressive du PEN, qui devra être effective à l’issue de la phase 2. «Trois étapes majeures ont été identifiées, nécessitant le recours à des experts et à des cabinets internationaux spécialisés disposant d’équipements appropriés. La première mission de terrain a permis de confirmer les résultats des études théoriques tout en identifiant de nouveaux paramètres à intégrer », a-t-elle précisé.
Pour sa part, la présidente de la HANEA, Mme Mindaoudou Souley Zeinabou, a souligné l’importance de cette réunion pour la consolidation des acquis, la préparation et l’organisation de la mission d’évaluation intégrée internationale pour la phase 2, mais aussi pour le réacteur de recherche. Ainsi, les experts vont examiner, amender et valider les réalisations, ainsi que les rapports et autres documents, tels que le plan de travail intégré 2026-2028, les travaux liés au site et plusieurs politiques et stratégies. Il s’agira aussi de mettre à jour les missions des sous-comités et de planifier les réunions en vue de finaliser le travail, produire les rapports dédiés et faire une auto-évaluation de la phase 2 du programme électronucléaire du Niger. L’acquisition d’un réacteur de recherche qui suit le même processus par étapes a toujours été envisagée pour soutenir la formation, la recherche et développement, mais aussi la promotion d’une centrale nucléaire. Ce réacteur servira aussi à la production d’isotopes et à la stérilisation d’équipements médicaux et bien d’autres applications industrielles et agricoles d’intérêt public. Les résultats de ces travaux, seront soumis, at-elle-dit, au comité d’orientation stratégique COSPEN pour examen et adoption avant d’être soumis à l’AIEA pour les évaluations internationales.
Aïchatou H. Wakasso (ONEP)