Le Togo passe à la vitesse supérieure sur le dossier sahélien. Ce vendredi 18 avril, le Palais des Congrès de Lomé accueille une Réunion de Haut Niveau consacrée à la présentation de la Nouvelle Stratégie du Togo pour le Sahel, couvrant la période 2026–2028. Une rencontre placée sous le haut patronage du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé.
Après 2021, un nouveau cadre pour un Sahel reconfiguré
L’ancienne stratégie sahélienne du Togo, adoptée en 2021, a fait son temps. En quatre ans, le paysage régional s’est profondément recomposé : sortie du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO, création de l’Alliance des États du Sahel (AES), progression de la menace terroriste vers les États côtiers du Golfe de Guinée. Face à ces turbulences, Lomé a jugé indispensable de revoir sa copie.
La nouvelle feuille de route, élaborée sous l’impulsion de Faure Gnassingbé, entend adapter l’engagement togolais aux réalités émergentes tout en consolidant le rôle du pays comme trait d’union entre le Sahel et les États littoraux.
Six sessions, une ambition diplomatique
La réunion se structure en six sessions. Après une séquence d’ouverture réservée aux allocutions officielles, la stratégie sera formellement présentée avant de laisser place aux déclarations des États du Sahel, des organisations régionales et internationales, des envoyés spéciaux, et de la société civile. Une session de clôture synthétisera les principaux engagements.
Le casting est à la hauteur des ambitions : représentants gouvernementaux, délégués des Nations Unies, envoyés spéciaux pour le Sahel, think tanks et société civile sont attendus au Palais des Congrès.
Au-delà de l’agenda affiché, cette journée envoie un signal. Dans une région où les ponts diplomatiques se fissurent, le Togo cultive méthodiquement son positionnement de médiateur.