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L’ordonnance relative à la mobilisation générale pour la sauvegarde de la patrie sera mise en œuvre, les ennemis de l’ordre public, les inventeurs de ragots, les propagateurs de cancans, les spécialistes des vagues de rumeurs, les romantiques de la liberté de la presse, les nihilistes, dussent-ils en souffrir !
En effet, il est clair qu’aujourd’hui, au nom de la pluralité, la liberté d’expression, la liberté de la presse, et en vertu des faveurs et avantages que confère l’utilisation libre des moyens de communication électronique, tout le monde est devenu acteur de l’information dans un cyberespace sans balises et un environnement médiatique national ouvert au tout-venant.
Il est patent que dans le contexte national actuel, marqué par la mobilisation générale pour la défense de la patrie couplée à la dynamique de construction d’un Niger nouveau qui, elle-même, est basée sur la refondation de la République, la cohésion sociale, l’unité nationale, la reconquête de la souveraineté nationale, l’information et sa régulation sont devenues des enjeux majeurs pour la sécurité et les intérêts nationaux, la cohésion sociale voire la préservation de l’ordre public.
Il est tout aussi clair que dans le cadre de la guerre communicationnelle imposée au peuple nigérien par des satrapes internes et autres « idiots utiles » qui orbitent autour de nous, ennemis externes qui foisonnent ici et là, pullulent partout, manœuvrent par ci -par là , œuvrent un peu partout, actionnent sur tout et n’importe quoi, combinent avec n’importe qui pourvu que leurs sombres desseins soient assouvis, tout le temps aux aguets, toujours en embuscade, le peuple, détenteur de la souveraineté a droit à l’information, une information saine, puisée ou tout au moins livrée à travers des actions d’information et de communication cohérentes, claires et précises.
C’est justement au nom de la sécurité nationale, en application de l’ordonnance relative à la mobilisation générale pour la défense de la patrie, et conformément à ses missions et attributions, que le régulateur national, l’Observatoire National de la Communication (ONC), a décidé, en toute responsabilité et connaissance de cause, d’adopter, bientôt, une délibération fixant les règles précises sur la manière dont les médias doivent traiter, produire et diffuser l’information pendant cette période de mobilisation générale pour la défense de la patrie.
Cette délibération est, somme toute, attendue et tant attendue, au vu de la diffusion/ publication, par un moyen de communication électronique et traditionnel, de données de nature à perturber la quiétude sociale, troubler l’ordre public, la persistance de la rumeur, la désinformation, la mésinformation, l’intoxication, la manipulation des faits, la fabrication de fausses nouvelles, les violations répétées de l’éthique et la déontologie, l’apologie du terrorisme, et surtout les actions de sape menées à travers les médias, les médias sociaux particulièrement, par des acteurs inféodés à la cause de l’ennemi et une cinquième (5ème) colonne composée d’enfants perdus de la nation armés de leurs smartphones.
Au cours de la rencontre entre le ministre chargé de la Communication et les acteurs du domaine, le Président de l’ONC a été à juste titre clair et péremptoire : « la liberté de la presse reste un pilier de notre vie en société, mais il est impératif que cette liberté ne soit pas mise à mal par des informations erronées ou manipulées qui pourraient compromettre notre sécurité collective ».
Au surplus, « il est important de souligner qu’aucun contenu sensible ne doit être diffusé s’il risque de compromettre la sécurité nationale, attiser les tensions sociales ou nuire à l’effort de notre pays », a précisé comme de juste le Président de l’ONC. Aussi, le régulateur national, tient-il à jouer pleinement sa partition, en cette période de mobilisation générale, en renforçant la liberté de la presse tout en protégeant l’intégrité de l’information que les fils et filles de la Nation doivent consommer.
En définitive, à travers cette délibération, il s’agit pour l’ONC d’éviter que l’information ne soit ni un produit nuisible ni un poison.
Moustapha Alou (ONEP)