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L’alinéa premier de l’articule 43 de la Charte de la Refondation est sans ambigüité : « La défense de la Patrie et de l’intégrité du territoire de la République est un devoir sacré pour tout citoyen nigérien en tous lieux et en toutes circonstances ».
Ainsi donc, finalement, au vu de l’esprit et la lettre de cet alinéa de l’article 43 de la Charte de la Refondation, l’ordonnance relative à la mobilisation générale pour la défense de la patrie, signée par le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, doit être prise pour ce qu’elle est et comprise telle qu’elle est : une mesure précise permettant aux fils et filles de la Nation, civils et militaires, dans un mouvement d’ensemble, de remplir leur devoir sacré de défendre la patrie et l’intégrité du territoire de la République, et entrant dans le cadre tout aussi précis de les préparer à basculer d’un temps de paix à un temps de guerre.
La mobilisation générale est une mesure exceptionnelle prévue par la loi qui permet au Président de la République, Chef de l’État, d’organiser les pouvoirs publics sur l’ensemble du pays face à des circonstances exceptionnelles graves, d’éviter le désordre et surtout de protéger les populations.
Au surplus, les mesures contenues dans cette ordonnance sont destinées justement d’une part à garantir avec efficacité et efficience, le passage de l’ensemble des composantes de la nation, en d’autres termes les forces de défense et de sécurité, les institutions de la République et autres structures de l’État, les organisations socioprofessionnelles, les couches sociales, bref la communauté nationale, de l’état de paix à un état de guerre. En outre, elles encadrent l’affectation des ressources humaines, logistiques et financières nationales à la défense de la patrie.
Au nom de la sacralité, c’est-à-dire qui appelle un respect absolu, de la défense de la patrie et de l’intégrité du territoire national, aucune ressource, qu’elle soit personnelle ou nationale, ne sera de trop, aucune énergie ne sera trop débordante, aucune décision ne sera contraignante et chacun a le devoir de fournir tous les efforts possibles pour soutenir l’effort de guerre, respecter l’ordonnance, se soumettre à ses dispositions.
Du reste, eu égard aux velléités de déstabilisation, intentions malveillantes pas du tout voilées et volonté manifeste de certaines puissances néocoloniales et leurs complices de la sous-région d’utiliser tous les moyens y compris une agression militaire contre notre cher pays pour briser la dynamique de reconquête de la souveraineté nationale et le ramener dans leur giron, point n’est besoin de douter de l’opportunité et du bien fondé de l’ordonnance relative à la mobilisation générale pour la défense de la patrie.
Nul n’a également besoin d’être un fakir ou un prophète pour entrevoir, voire prédire des représailles impérialistes contre la nation, depuis que ses fils et filles ont décidé de prendre leur destin en main, de vivre bien et mieux en se débarrassant de l’étouffant verrou néocolonial qui entrave son développement et obstrue toutes les voies de son essor dans tous les domaines.
Point n’est, donc, aussi besoin, derechef, de longues explications, au vu des agissements et agitations de l’ancien ordre mondial pour appréhender toute la profondeur de cette ordonnance, sa nécessité et l’obligation qui incombe à chacun de nous pour la respecter comme qui dirait sur toute la ligne, dans tout son contenu. Il y va, indubitablement, de la vie de notre pays, de la survie de la Nation, de notre fierté, de notre dignité et surtout de notre capacité à nous défendre par tous les moyens dans l’ordre et la discipline.
C’est pourquoi, au nom du devoir sacré de défendre la patrie et l’intégrité du territoire national, aucun sacrilège ne sera toléré.
Moustapha Alou (ONEP)