C’est désormais une certitude : la transition politique au Tchad prend officiellement fin ce mardi 25 février 2025, avec la publication des résultats provisoires des élections sénatoriales. Un tournant historique qui marque la clôture d’un processus amorcé il y a trois ans, suite à la disparition brutale du Maréchal Idriss Déby Itno en avril 2021.
Homme de terrain et militaire aguerri, Idriss Déby Itno n’a pas hésité, une fois de plus, à prendre les armes pour défendre l’intégrité du pays. Malheureusement, cette ultime bataille contre les rebelles au nord du Kanem lui a été fatale. Il est tombé sur le champ de bataille, fidèle à son engagement. Ainsi s’est refermé un chapitre marquant de l’histoire politique tchadienne, laissant place à une période de transition sous la direction du Général Mahamat Idriss Déby Itno.
Entre incertitudes et espoirs, cette transition a été un défi majeur pour la nation. Pourtant, aujourd’hui, le retour à l’ordre constitutionnel est une réalité, symbolisant un jalon décisif pour l’avenir du pays.
Saleh Kebzabo : Un leadership déterminant
Au cœur de cette transition, un homme s’est distingué par son engagement et son sens du devoir : Saleh Kebzabo. Dès l’annonce du décès du Maréchal Déby, le Tchad s’est retrouvé à un carrefour décisif, marqué par des tensions politiques et sociales. Face à ce climat d’incertitude, Saleh Kebzabo a su faire preuve de responsabilité en acceptant de jouer un rôle clé pour éviter un basculement dans le chaos.
Homme d’expérience et fin stratège politique, il n’a pas hésité à mettre de côté ses intérêts personnels pour œuvrer au bien de la nation. Pendant cinq mois, il a dirigé les négociations de Doha, au Qatar, qui ont abouti à un accord de paix historique avec les groupes politico-militaires. Cet accord a jeté les bases de la réconciliation nationale et ouvert la voie à une transition apaisée.
Un Premier ministre au service de la nation
Grâce à sa capacité de rassemblement, Saleh Kebzabo a ensuite été nommé Premier ministre du gouvernement d’union nationale. Sous sa houlette, le pays a connu un climat de stabilité, facilitant la mise en place de la 5ᵉ République. Il a également joué un rôle clé dans la campagne en faveur du “Oui” lors du référendum constitutionnel, sillonnant les provinces pour sensibiliser la population aux enjeux de ce projet. Son message a su convaincre, et le “Oui” l’a largement emporté.
Par ailleurs, en tant que vice-président du comité d’organisation du Dialogue National Inclusif et Souverain, il a contribué à la consolidation des bases du nouvel ordre constitutionnel. Ce dialogue a permis d’apaiser les tensions et de répondre aux attentes de la société tchadienne, renforçant ainsi la légitimité du processus en cours
Un médiateur incontournable
Aujourd’hui, en qualité de Médiateur de la République, Saleh Kebzabo continue de jouer un rôle central dans le maintien de la paix et la cohésion sociale. Il est le pont entre l’Administration et les citoyens, veillant au respect des engagements pris et à la bonne application des réformes.
Si le retour à l’ordre constitutionnel est le fruit d’un effort collectif, l’apport de Saleh Kebzabo demeure indéniable. Son engagement en faveur de la stabilité et du dialogue restera gravé dans l’histoire politique du Tchad.
Désormais, le pays, après avoir traversé des turbulences, regarde vers l’avenir avec espoir. Et dans cette dynamique de renouveau, la figure de Saleh Kebzabo incarne la transition réussie et le retour à la sérénité.
Vangtou Abdoulaye, Directeur de la Communication du Médiateur de la République.
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