La Plateforme des journalistes panafricains (PJP), dans un communiqué de presse, exprime sa vive inquiétude face à la disparition, dans des conditions extrêmement préoccupantes, de deux journalistes tchadiens : Aimée Dolinassou et Malick Mahamat Tidjani.
Selon le communiqué de la PJP, Aimée Dolinassou, ancienne journaliste de Tchadinfos.com, est portée disparue depuis trois jours. Sa famille biologique rapporte qu’elle souffrait d’une dépression sévère et suivait un traitement antidépresseur, tout en bénéficiant d’un accompagnement psychologique. Ces troubles font suite à un enlèvement, une séquestration et un viol qu’elle aurait subis en janvier dernier, actes présentés comme des représailles liées à ses démarches pour obtenir la pension de veuve de sa mère auprès de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS). Elle aurait également été placée en garde à vue. Sans nouvelles, sa famille lance un appel au secours.
La PJP exige des autorités tchadiennes l’ouverture d’une enquête urgente pour la retrouver. Elle condamne fermement les violences subies par la journaliste et rappelle que les professionnels des médias ne doivent jamais payer de leur vie ou de leur santé leur engagement pour la justice.
Malick Mahamat Tidjani, coordinateur d’Alwihda Info, est quant à lui introuvable au Caire depuis le 4 août 2026. Son dernier contact provenait d’un poste de police égyptien. Il devait rentrer au Tchad le 12 août. Depuis, plus aucune nouvelle. La PJP indique avoir déjà saisi les autorités égyptiennes pour obtenir des informations sur sa situation.
Alwihda Info a confirmé la disparition dans un communiqué publié le 12 août, précisant que le journaliste avait signalé à un proche se trouver dans un poste de police après un contrôle et s’apprêter à en sortir, avant de devenir injoignable. La rédaction a saisi le ministère tchadien des Affaires étrangères et l’ambassade du Tchad en Égypte. L’Union des journalistes tchadiens (UJT) a également alerté et sollicité l’appui du ministre de la Communication afin de contribuer aux recherches.
La PJP insiste sur le principe fondamental selon lequel les journalistes ne doivent pas être victimes de représailles pour leur engagement.
Tchadanthropus-tribune
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