Mahamat Idriss Déby Itno n’est pas un bagnard, encore moins un fugitif cherchant à échapper à la justice. Il est le président de la République du Tchad, exerçant ses fonctions conformément aux prérogatives attachées à sa charge.
Affirmer, sans fondement, que le président tchadien « fuit la CPI » relève davantage de l’affirmation gratuite que de l’information. Posons les bonnes questions : existe-t-il une plainte officiellement engagée contre lui devant la Cour pénale internationale ? À ce jour, non. Une interpellation ou un mandat d’arrêt de la CPI a-t-il été émis à son encontre ? Là encore, la réponse est non.
Dès lors, pourquoi publier des articles dont l’objectif semble davantage être de ternir l’image du chef de l’État que d’informer avec rigueur ? Certains choisissent le sensationnalisme, la manipulation et la propagande pour convaincre une partie de l’opinion publique, au détriment des faits.
Les publications à caractère diffamatoire se multiplient sur certains médias en ligne et sur les réseaux sociaux. En revanche, les analyses sérieuses, fondées sur des faits vérifiés et des sources crédibles, demeurent plus rares. Pourtant, le journalisme exige de rechercher l’information, de la vérifier, de la recouper et d’en mesurer les conséquences avant toute publication. C’est à cette condition qu’il conserve sa crédibilité.
Diriger un État comme le Tchad implique une responsabilité autrement plus complexe que la gestion d’une entreprise ou d’un commerce. Les analyses portant sur l’action du chef de l’État méritent donc d’être conduites avec sérieux, objectivité et sens des responsabilités, loin des approximations et des allégations infondées.
La liberté d’expression est un principe essentiel, mais elle s’accompagne d’une responsabilité. La diffusion délibérée de fausses informations fragilise le débat public, nourrit la confusion et porte atteinte à la confiance des citoyens. Il est donc légitime de réfléchir à des mécanismes permettant de lutter efficacement contre la désinformation, dans le respect des libertés fondamentales.
Enfin, l’histoire politique et militaire du Tchad montre que Mahamat Idriss Déby Itno n’a jamais été réputé pour fuir les situations difficiles. Ceux qui ont choisi d’autres chemins sont connus de tous. Chacun est libre d’en tirer ses propres conclusions.
Waldacheikh Haddo
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